Avocats Paris, Toulouse - cLé métis réseau d'avocats - Christophe Leguevaques, Romain Sintès
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Le Cran et l’Association VIVRE préparent le lancement de l’action collective #CHLORDÉCONE




Après avoir porté plainte pour la disparition d’une partie des archives du Ministère de l’Agriculture relatives à l’autorisation de l’usage de ce pesticide organochloré aux Antilles entre 1972 et 1993, le CRAN (Conseil représentatif des associations noires) et l’Association VIVRE ont décidé de passer à la vitesse supérieure en invitant les populations antillaises à se mobiliser dans le dossier du CHLORDÉCONE.
 
Ainsi, le CRAN et l’Association VIVRE ont confié à Me Christophe LEGUEVAQUES (avocat au barreau de Paris, intervenu notamment dans les dossiers AZF, Levothyrox, Linky, privatisation des aéroports de Toulouse et de Paris,…), le soin de lancer une action collective conjointe .
 
MySMARTcab.fr, plateforme d’actions collectives conjointes, coopératives et citoyennes, mettra en place le vendredi 13 septembre 2019 à midi (Antilles), un site dédié qui permettra de rejoindre l’action collective.
 
Cette action est réservée à tous les habitants de la Guadeloupe et de la Martinique et à toute personne ayant résidé plus de 12 mois dans ces territoires depuis 1972.
 
On peut d’ores et déjà s’inscrire pour recevoir une invitation à participer :
 
www.chlordecone.mySMARTcab.fr
 
Rappelons, que le chlordécone présente une triple caractéristique :
 
  • Il est doté d’une redoutable « rémanence  » : il peut polluer l’ensemble de la biosphère tropicale et marine pendant plusieurs siècles et  ;
 
  • Il est bioaccumulable  : il s’accumule au fil de la chaine alimentaire ;
 
 
Le Chlordécone affecte plus de 90 % de la population antillaise, notamment en raison de la pollution permanente des eaux, de la faune et de la flore. C’est toute la chaine d’alimentation locale qui devient suspecte car il se cache dans les aliments de première nécessité. En effet, il est inodore et sans saveur, ce qui le rend indétectable pour le consommateur.
 
Cette mobilisation citoyenne s’intègre dans le combat international de lutte contre les biocides et pour la reconnaissance des Réparations.

L’union fait la force
SÉ TèT KOLÉ É ANSANM ANSANM NOU KÉ GANNYÉ !

« Cette action collective vient en complément de l’action pénale initiée par des associations et des collectifs depuis plus de 10 ans », explique Ghislain VEDEUX, Président du CRAN, « Pour nous, il est urgent que la justice reconnaisse la responsabilité de l’Etat, sans attendre l’identification des coupables. Nous pensons que les populations doivent se mobiliser et soutenir, s’il s’avère suffisamment fructueux, le travail accompli par la commission d’enquête parlementaire. Si, dans un premier temps, nous ne visons que le préjudice moral, qui ne nécessite pas d’expertise individuelle, nous espérons que, comme pour le Médiator, les prothèses PIP ou l’amiante, l’Etat mettra en place un fonds d’indemnisation spécifiquement dédié aux victimes du Chlordécone », conclut-il.

« Notre démarche dépasse le seul cadre guadeloupéen ou antillais », ajoute Patricia Chatenay-Rivauday, Présidente de l’Association VIVRE, « bien sûr, nous espérons que d’autres associations de Guadeloupe comme de Martinique, nous rejoignent et soutiennent notre démarche. En fait et compte tenu de la singularité du contexte depuis tant d’années, cette action doit pouvoir prendre en 2019, une véritable dimension internationale. Il est essentiel, voire vital aujourd’hui, que le peuple antillais se réveille et se mobilise d’où qu’il soit. C’est pour cela qu’avec notre avocat, nous avons prévu d’organiser des réunions d’informations pour répondre à toutes les questions ».





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