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#LEVOTHYROX : Le parquet de Marseille ouvre une enquête pour « homicide involontaire ».




 
 
            En mai et juin 2018, Me Christophe LEGUEVAQUES (barreau de Paris) et Géraldine ADRAI-LACHKAR (barreau de Marseille) avaient demandé au procureur de la République de Marseille d’ouvrir une enquête pour « homicide involontaire » pour deux familles.
 
            On se souvient qu’après les perquisitions au siège social de MERCK et de l’ANSM (octobre 2017), le parquet avait demandé à un juge d’instruction d’enquêter contre X des chefs de tromperie aggravée, blessure involontaire et mise en danger d'autrui (mars 2018).
 
            La famille T, originaire de Montpellier, avait pris contact avec nous après le décès suspect de Suzanne [prénom changé] survenu en août 2017. Suzanne, jeune femme de 48 ans prenait du Lévothyrox et ne supportait pas la nouvelle formule.
 
            De son coté, la famille S, originaire de la vallée du Rhône, a perdu Isabelle [Prénom changé] jeune maman de 32 ans en bonne santé et très active, décédée durant son sommeil et laissant deux petits garçons (7 et 5 ans) orphelins.
 
            Dans ces deux cas, des autopsies ont eu lieu. Il n’a pas été découvert des facteurs de comorbidité ou la prise d’autres médicaments.
 
            Il a fallu attendre plus de six mois pour que le Parquet de Marseille décide de compléter l’enquête confiée au juge d’instruction.
 
« Ce n’est pas une victoire mais c’est une étape décisive. Pour les familles, il s’agit de la reconnaissance de leur deuil. Pour les autorités, c’est un signal fort : nous sommes bien face à une crise sanitaire majeure et toute la lumière doit être faite sur les comportements des uns et des autres ou la complaisance de certains à l’ANSM qui ont laissé commercialiser un produit dont la dangerosité était scientifiquement connue »
déclare Me Christophe LEGUEVAQUES qui représente également plusieurs dizaines de parties civiles dans le cadre du dossier pénal, en plus des 4115 requérants dans le dossier pour défaut d’information plaidé le 3 décembre 2018 et dont le jugement est attendu le 5 mars 2019.
 
« L’enquête ne fait que commencer et il est important de réunir toutes les preuves pour obtenir la condamnation des responsables », ajoute Me Géraldine Adrai-LACHKAR.
 
 





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