Contre la censure ... des photos qui sentent le soufre !


Photographe amateur depuis l'âge de 17 ans (il en a... vous lui demanderez;-), Sébastien Paintandre-Kinach vit à Toulouse (France).

Educateur de formation initiale, il a exercé son métier avec passion pendant 15 ans. Cette expérience se traduit dans ses photographies par la place de l'humain, toujours centrale !

Il m'efforce, lors de ses voyages, d'aller à la rencontre des gens se trouvant derrière les cartes postales...

Il est toujours flatté lorsqu'on lui demande de faire une séance mais il est incapable de fonctionner au coup par coup. Il faut que ses projets murissent, souvent avec un lieu, d'abord, puis en recherchant des personnes dont la morphologie peut correspondre à cette idée.

Dans le cadre de sa dernière exposition, il s'attaque à la censure par des images sulfureuses, jugez par vous même...



Ce texte est la critique de Renan Benyamina au sujet de la chorégraphie imaginée par Olivier Dubois. C'est cette base qui m'a servie à réaliser cette série photograhique qui sera déclinée en 40 tirages, passant de la vie, à la mort, à la beauté, à comment donner la vie...des thêmes très actuels quoi...
7 Hommes et 1 Femme ont accepté le challenge et je les en remercie, il faut dire qu'être nus dans des sources naturelles d'eau chaude souffrée cela peut paraître simple sauf lorsqu'il y a pas mal de randonneurs qui passent... Mais les modèles n'ont pas été mal traités!
 
Je vous propose cette première lecture car mon intention artistique se trouve là, cependant je suis ouvert à d'autres lectures...
 
La série complète sera visible à Toulouse et à Bayonne en 2015 lors de deux expositions.
 
"Faire l'expérience d'une humanité aveuglante, éblouissante...assourdissante. Ne plus distinguer les corps pour qu'affleurent de ces masses en mouvement, des élans archaïques. Avec Tragédie, Olivier Dubois nous propulse dans une "sensation du monde" plus qu'une pièce chorégraphique. Le simple fait d'être homme ne fait pas Humanité, voilà la tragédie de notre existence. Car ce n'est que d'entre les corps, d'entre les pressions telluriques nées du pas de chacun et de par nos engagements conscients et volontaires que surgira cette humanité. Surexposés dans leur nudité, pour mieux incarner cette évidente différence anatomique, cet Autre ; neuf hommes et neuf femmes interprèteront la partition de leur condition    biologique, de leur genre, celle d'un espace de préservation de territoire pour elles et d'un espace de conquête de territoire pour eux. Marcher, être redressé, faire face, tout d'abord par des allers et retours incessants aux trajectoires parallèles et rythmées puis par un martèlement du sol et ainsi refaire du pas le geste fondamental de leur volonté. Tout comme Révolution, Olivier Dubois signe là une pièce manifeste, obsessionnelle, voire hypnotique où dans un mouvement de sac et de ressac, ces femmes et ces hommes se fondent, disparaissent ; le frottement de leurs univers crée le fracas. Une faille s'ouvre et laisse entrevoir dans ce tumulte tellurique, la précieuse transcendance d'une communauté humaine.
Renan Benyamina / Festival d'Avignon 2012"





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