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La Voix du Nord (@lavoixdunord) présente MySMARTcab




Christophe Leguevaques et Charles-André Lefebvre. (Photo La Voix du Nord)
Christophe Leguevaques et Charles-André Lefebvre. (Photo La Voix du Nord)

Lille : sur Mysmartcab.fr, des avocats pour des recours collectifs à prix « Groupon »



Un réseau d’avocats de toute la France lance Mysmartcab.fr, pour défendre les plaignants d’un même litige, sur le principe des « class actions » américaines. Première cible, les victimes de crédits immobiliers trop chers. À l’origine de Mysmartcab.fr, Me Christophe Leguevaques, avocat toulousain également inscrit au barreau de Paris : « Nous ne sommes pas des marchands mais des juristes. Cet outil va nous permettre de tenir tête à des adversaires qui ont parfois des moyens colossaux et des bataillons d’experts. En mutualisant les moyens et les recherches, nous pourrons offrir au plus grand nombre les meilleurs spécialistes. L’idée est celle d’un cabinet d’excellence accessible par internet. Avec un pool de spécialistes dans divers domaines et des avocats collaborateurs dans tous les barreaux de France. »

 

Tarif dégressif selon le nombre de plaignants
Pour que le coût des honoraires ne soit plus un frein pour les particuliers dans des procédures longues, le tarif sera dégressif selon le nombre de plaignants. « C’est l’effet Groupon » explique Me Christophe Leguevaques qui veut réinvestir une partie des bénéfices dans des actions citoyennes de longue haleine comme l’opacité du marché des pesticides. Lui-même est rompu à la bataille contre des mastodontes. Il a été l’avocat de la ville de Toulouse dans le procès AZF, a défendu les patients irradiés au CHU de Toulouse, a croisé le fer contre les prêts toxiques Dexia.
La première action sur Mysmartcab.fr s’appelle « Stop la Lombarde » en référence aux banquiers lombards du Moyen Age qui calculaient le coût de leurs prêts sur 360 jours au lieu de 365. Même si c’est interdit, des banques calculent encore le taux d’intérêt de leurs prêts immobiliers sur ce système qui, sou par sou, génère de gros profits. « On estime à un million, le nombre de dossiers de prêts viciés », indique Christophe Leguevaques. S’il est démontré qu’une banque a utilisé l’année lombarde, elle est obligée de remplacer son taux de crédit contractuel par le taux d’intérêt légal avec effet rétroactif. Et là, le calcul peut être très intéressant pour l’emprunteur, sachant que le taux légal est bas: 1 % en 2016 voire 0,044 en 2014. N’importe qui peut soumettre son dossier de prêt à Mysmartcab.fr. Si le prêt est régulier, l’examen est gratuit. Si un litige est décelé, on a le choix de poursuivre (grille d’honoraires) ou de renoncer (il faudra néanmoins payer 600 euros). Une fois la procédure lancée par le biais du site internet, chaque plaignant aura son avocat de référence avec lequel il peut converser par messagerie, par téléphone ou en rendez-vous. Comme dans n’importe quel cabinet.

PAR CHANTAL DAVID





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