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 <title>Christophe Leguevaques Avocat barreau Paris-Toulouse </title>
 <subtitle><![CDATA[Christophe Leguevaques, avocat et docteur en droit, il a créé Mysmartcab devenu MyLeo, plateforme d'actions collectives conjointes ,  juriste conseil d'entreprise, procès litiges, droit des affaires et responsabilité Inde investissement, action de groupe, class action]]></subtitle>
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 <updated>2026-10-16T20:10:05+02:00</updated>
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   <title>CHLORDECONE : contribution de l'Association VIVRE GUADELOUPE à la proposition de loi du sénateur Théophile.</title>
   <updated>2025-03-25T11:55:00+01:00</updated>
   <id>https://www.leguevaques.com/CHLORDECONE-contribution-de-l-Association-VIVRE-GUADELOUPE-a-la-proposition-de-loi-du-senateur-Theophile_a923.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2025-03-25T10:48:00+01:00</published>
   <author><name>Christophe LEGUEVAQUES</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/87431070-62020170.jpg?v=1742896885" alt="CHLORDECONE : contribution de l'Association VIVRE GUADELOUPE à la proposition de loi du sénateur Théophile." title="CHLORDECONE : contribution de l'Association VIVRE GUADELOUPE à la proposition de loi du sénateur Théophile." />
     </div>
     <div>
      <strong>Monsieur Dominique THEOPHILE</strong> <br />  Sénateur de la Guadeloupe <br />  Vice-président du Sénat <br />  15 rue de Vaugirard <br />  75006 Paris <br />  &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Paris, le 25 mars 2025 <br />  &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <strong>Affaire &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Chlordecone </strong> <br />  &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Monsieur le Vice-président, <br />  &nbsp; <br />  L’association VIVRE GUADELOUPE m’a demandé de vous présenter des observations techniques sur votre proposition de la loi n° 2024-27 relative à la<strong> reconnaissance</strong> de la<strong> responsabilité</strong> de l’<strong>État</strong> et à l’<strong>indemnisation</strong> des<strong> victimes</strong> <strong>du chlordécone</strong>[[1]]url:#_ftn1 <strong>.</strong> <br />  &nbsp; <br />  La présente lettre s’inscrit dans le prolongement de la lettre ouverte (<u>Annexe 1</u>) adressée à M. Manuel Valls, &nbsp;ministre d’Etat, ministre des Outre-Mer qui lui a été communiquée par l’association VIVRE GUADELOUPE lors de son passage dans l’archipel guadeloupéen (14-19 mars 2025). <br />  &nbsp; <br />  A ce titre, le présent document revêt le même caractère public et sera communiqué par tout moyen à l’ensemble de la population et aux acteurs de la société civile, tant il apparait que cette question doit faire l’objet d’un débat qui dépasse la représentation nationale et permette une prise en compte des idées et des propositions des premiers intéressés, qui sont également les premières victimes. <br />   <br />  Le présent mémorandum ne prétend pas être exhaustif. En raison de la complexité et de l’importance des enjeux, il parait nécessaire d’approfondir la réflexion avant de figer un mécanisme d’indemnisation qui, en l’état, pourrait se révéler inefficace, voire contre-productif en plaçant les victimes dans une nouvelle situation d’exclusion. <br />  &nbsp; <br />  Pour affirmer cela, le document se décompose en trois parties&nbsp;: <br />  &nbsp;  <ol style="list-style-type:upper-alpha;">  	<li class="list">Observations générales sur les mécanismes d’indemnisation des risques sériels&nbsp;;</li>  	<li class="list">Observations particulières sur la proposition de loi&nbsp;;</li>  	<li class="list">Lecture critique de la proposition de la loi.</li>  </ol>  &nbsp; <br />  <strong><a class="link" href="https://acrobat.adobe.com/id/urn:aaid:sc:EU:11eac56d-6912-46c4-9175-1a3bfdad4dfb" target="_blank">TELECHARGER l'intégralité de la lettre au Président THEOPHILE</a>  </strong>    <div>&nbsp;  <hr align="left" size="1" width="33%" />  <div id="ftn1">[[1]]url:#_ftnref1 &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; https://www.senat.fr/leg/ppl24-027.html</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>POUR TELECHARGER LES ANNEXES, CLIQUEZ SUR L'IMAGE</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/87431070-62020171.jpg?v=1742900063" alt="CHLORDECONE : contribution de l'Association VIVRE GUADELOUPE à la proposition de loi du sénateur Théophile." title="CHLORDECONE : contribution de l'Association VIVRE GUADELOUPE à la proposition de loi du sénateur Théophile." />
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/87431070-62020187.jpg?v=1742900117" alt="CHLORDECONE : contribution de l'Association VIVRE GUADELOUPE à la proposition de loi du sénateur Théophile." title="CHLORDECONE : contribution de l'Association VIVRE GUADELOUPE à la proposition de loi du sénateur Théophile." />
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     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>CHLORDÉCONE, À QUEL JEU JOUE VRAIMENT l’ÉTAT ?</title>
   <updated>2020-12-02T13:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.leguevaques.com/CHLORDECONE-A-QUEL-JEU-JOUE-VRAIMENT-l-ETAT_a730.html</id>
   <category term="#CHLORDECONE" />
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   <published>2020-12-02T11:42:00+01:00</published>
   <author><name>Christophe LEGUEVAQUES</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
« Le décret instaurant le fonds d’indemnisation des victimes de pesticides ne change pas notre détermination car il est très insuffisant et partiel » !     <div>
      L’an dernier, les <strong>500</strong> premiers demandeurs avaient saisi M. Edouard Philippe d’une demande préalable d’indemnisation du <em>préjudice moral</em>. <br />  &nbsp; <br />  Faute de réponse du premier ministre, ils avaient saisi le Tribunal administratif de Paris en mai 2020. <br />  &nbsp; <br />  Aujourd’hui, <u>2 décembre 2020</u>, ce sont <strong>plus de 1300 nouveaux demandeurs</strong> qui écrivent à l’actuel premier ministre Jean Castex pour lui demander d’agir. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/51985240-39767644.jpg?v=1606914167" alt="CHLORDÉCONE, À QUEL JEU JOUE VRAIMENT l’ÉTAT ?" title="CHLORDÉCONE, À QUEL JEU JOUE VRAIMENT l’ÉTAT ?" />
     </div>
     <div>
      <em>Nous maintenons la pression judiciaire. Depuis notre saisine du Tribunal administratif en mai 2020, nous attendons toujours la réponse officielle de l’Etat à nos arguments.</em> <br />  &nbsp; <br />  <em>Il est mensonger de présenter le <strong>Décret n° 2020-1463 du 27 novembre 2020</strong> relatif à l’indemnisation des victimes de pesticides comme une avancée pour toutes les victimes.</em> <br />  &nbsp; <br />  <em>En effet, ce texte ne concerne que le </em><em>la réparation forfaitaire des dommages subis <strong>lors d’une exposition professionnelle</strong>.</em> <br />  &nbsp; <br />  <em>Or, les victimes, qui vous saisissent aujourd’hui, sont des résidents ou des citoyens originaires des Antilles exposés à ce pesticide organochloré présent dans les sols et dans l’eau depuis des dizaines d’années. </em> <br />  <em>Ce polluant organique persistant, au sens de la Convention de Stockholm du 22 mai 2001, <strong>fait peser une menace durable sur leur santé et celle de leurs descendants.</strong></em> <br />  <em>.</em>    <div style="text-align: right;"><strong>Christophe Lèguevaques, </strong>avocat des requérants<!--cke_bookmark_266S--><!--cke_bookmark_266E--></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/51985240-39767660.jpg?v=1606907541" alt="CHLORDÉCONE, À QUEL JEU JOUE VRAIMENT l’ÉTAT ?" title="CHLORDÉCONE, À QUEL JEU JOUE VRAIMENT l’ÉTAT ?" />
     </div>
     <div>
      <!--cke_bookmark_263S-->  <table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0">  	<tbody>  		<tr>  			<td style="width:136px;"><strong>Quel est votre objet social / votre histoire&nbsp;: </strong> <br />  			&nbsp;</td>  			<td style="width:468px;">Cette association a pour objet de : <br />  			 <br />  			1. porter légalement les actions pour la défense des droits des personnes victimes de l'empoisonnement par le Chlordécone et par tous les autres polluants toxiques ; <br />  			 <br />  			2. la promotion, la réparation et la protection des communs (santé, sols, eaux, atmosphère, etc.) ; <br />  			 <br />  			3. lancer une action coordonnées (en justice) en fonction des différentes options qu'il conviendra d'investiguer au préalable. <br />  			&nbsp;</td>  		</tr>  		<tr>  			<td style="width:136px;"><strong>Pourquoi participez-vous à cette procédure&nbsp;?</strong></td>  			<td style="width:468px;">L’action collective conjointe est un moyen de se faire entendre tout en faisant participer directement la population. Ce sont les antillais qui prennent leur destin en main et réclame justice.</td>  		</tr>  	</tbody>  </table>  <!--cke_bookmark_263E-->    <table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0">  	<tbody>  		<tr>  			<td style="width:604px;"><a class="link" href="https://www.facebook.com/vivreautrementenguadeloupe"><em>https://www.facebook.com/vivreautrementenguadeloupe</em></a>     			<div style="text-align: right;"><a class="link" href="javascript:protected_mail('associationvivre97129@gmail.com')" ><em>associationvivre97129@gmail.com</em></a> </div>  			</td>  		</tr>  	</tbody>  </table>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/51985240-39767706.jpg?v=1606907683" alt="CHLORDÉCONE, À QUEL JEU JOUE VRAIMENT l’ÉTAT ?" title="CHLORDÉCONE, À QUEL JEU JOUE VRAIMENT l’ÉTAT ?" />
     </div>
     <div>
      <em>«&nbsp;Depuis les années 60, des études démontrent que la nocuité était connue. Depuis l’incident d’Hopewell (Virginie, USA) en 1975, cette dangerosité est établie en cas d’exposition aiguë ou chronique. En raison de cette malignité, les USA décidaient, en 1976, d’interdire la fabrication et l’usage du CHLORDÉCONE sur leur territoire. De son côté, en 1979, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) le classait parmi les cancérigènes probables. Depuis cette date, de nombreuses études internationales signalent la nocivité de ce produit. </em> <br />  &nbsp; <br />  <em>Pourtant, il a fallu attendre 1990 pour que la France interdise son usage, tout en accordant une nouvelle dérogation qui a permis d’écouler les stocks jusqu’en 1993, en pleine connaissance de cause des effets délétères tant pour la santé humaine que l’environnement.</em> <br />  &nbsp; <br />  <em>Ce biocide est doté d’une redoutable «&nbsp;</em><a class="link" href="https://www.ldh-france.org/chlordecone-en-guadeloupe-pollutioncontamination-globale-lenvironnement-population/"><em>rémanence&nbsp;</em></a>  <em>» c’est-à-dire qu’il peut <strong>polluer les eaux et les terres pendant plusieurs siècles</strong>. Il est également </em><a class="link" href="https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28746998"><em>bioaccumulable</em></a>  <em>, c’est-à-dire qu’il se concentre au fil du temps et au fil de la chaine alimentaire. Enfin, il est reconnu par la communauté scientifique pour être </em><a class="link" href="https://www.irset.org/etudes-destinees-identifier-les-dangers-et-risques-sanitaires-associes-lexposition-au-chlordecone"><strong><em>cancérogène, perturbateur endocrinien, spermato-toxique et neurotoxique</em></strong></a>  <strong><em>.&nbsp;»</em></strong> <br />  &nbsp; <br />  <strong><em>Voilà pourquoi, au nom de nos adhérents, nous sommes engagés avec nos partenaires, pour que toutes les réparations interviennent comme il se doit&nbsp;! [<strong>[1]</strong>]url:#_ftn1 </em></strong> <br />  &nbsp;  <div style="text-align: right;"><strong>Patricia Chatenay-Rivauday</strong>, Présidente de l’Association VIVRE</div>    <div>&nbsp;  <hr align="left" size="1" width="33%" />  <div id="ftn1">[[1]]url:#_ftnref1 Lettre aux Membres du COPIL CHLORDÉCONE IV du 17.07.2020</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/51985240-39767712.jpg?v=1606908007" alt="CHLORDÉCONE, À QUEL JEU JOUE VRAIMENT l’ÉTAT ?" title="CHLORDÉCONE, À QUEL JEU JOUE VRAIMENT l’ÉTAT ?" />
     </div>
     <div>
      <table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0">  	<tbody>  		<tr>  			<td style="width:160px;"><strong>Quel est votre objet social / votre histoire&nbsp;: </strong> <br />  			&nbsp;</td>  			<td style="width:444px;">Dans la foulée du <strong>Forum social zéro chlordécone zéro pesticide</strong> d'Avril 2018, a été créée une organisation durable pour poursuivre et amplifier la lutte : le <em>lyannaj pou dépolyé Matinik</em>. Elle est ouverte à tous. <br />  			&nbsp; <br />  			Elle regroupe de nombreuses associations, syndicats, organisations paysannes, des partis, des médecins… Elle est à l’origine d’un <strong>appel international contre le chlordÉcone</strong>[<strong><strong>[1]</strong></strong>]url:#_ftn1</td>  		</tr>  		<tr>  			<td style="width:160px;"><strong>Pourquoi participez-vous à cette procédure&nbsp;?</strong></td>  			<td style="width:444px;">L’action en justice est un moyen de mobiliser les populations et de donner une dimension internationale à notre combat. <br />  			&nbsp; <br />  			Cela permet d’agir sans attendre les résultats d’autres démarches judiciaires entreprises sur d’autres plans (pénal, crime contre l’humanité…). <br />  			&nbsp; <br />  			Nous n’avons pas peur de dénoncer les profiteurs-empoisonneurs tapis dans l’ombre qui osent encore prétendre qu’ils ne connaissaient pas la dangerosité du chlordécone. <br />  			&nbsp; <br />  			N’oublions pas que les ouvriers agricoles, lors des grèves des années 70, dénonçaient déjà la dangerosité de certains produits tels que mokap et nemacur. Ce sont les populations antillaises qui ont été prises en otage par des profiteurs qui ont engrangés durant des décennies des millions d’euros de subventions européennes, tout en bloquant toute évolution de la production agricole locale et en maintenant la chappe de plomb de la mono culture.&nbsp; Ça suffit&nbsp;!</td>  		</tr>  		<tr>  			<td colspan="2" style="width:604px;height:18px;"><a class="link" href="https://www.facebook.com/lyannajpoudepolye">https://www.facebook.com/lyannajpoudepolye</a>  &nbsp;  			<div style="text-align: right;"><a class="link" href="javascript:protected_mail('lyannajpoudepolyematinik@gmail.com')" >lyannajpoudepolyematinik@gmail.com</a> </div>  			</td>  		</tr>  	</tbody>  </table>    <div>&nbsp;  <hr align="left" size="1" width="33%" />  <div id="ftn1">[[1]]url:#_ftnref1 &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <a class="link" href="https://www.leguevaques.com/APPEL-INTERNATIONAL-KONT-KLORDEKON-EK-LE-ZOT-PESTISID-CONTRE-LE-CHLORDECONE-ET-AUTRES-PESTICIDES_a717.html">https://www.leguevaques.com/APPEL-INTERNATIONAL-KONT-KLORDEKON-EK-LE-ZOT-PESTISID-CONTRE-LE-CHLORDECONE-ET-AUTRES-PESTICIDES_a717.html</a> </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/51985240-39767882.jpg?v=1606908007" alt="CHLORDÉCONE, À QUEL JEU JOUE VRAIMENT l’ÉTAT ?" title="CHLORDÉCONE, À QUEL JEU JOUE VRAIMENT l’ÉTAT ?" />
     </div>
     <div>
      <em>«&nbsp;Dans l’esprit des victimes du chlordÉcone, cette pollution s’inscrit dans le prolongement de l’abolition demeurée inachevée de 1848. Celle-ci a vu les propriétaires d’esclaves indemnisés, et les a aidés à rester les seuls propriétaires des grandes habitations plantées en cannes à sucre, puis en bananes et à devenir les premiers industriels des îles ».</em> <br />  &nbsp;  <div style="text-align: right;"><strong>Philippe PIERRE-CHARLES, </strong>porte-parole du Lyannaj Pou Dépolyé Matinik</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/51985240-39767919.jpg?v=1606908007" alt="CHLORDÉCONE, À QUEL JEU JOUE VRAIMENT l’ÉTAT ?" title="CHLORDÉCONE, À QUEL JEU JOUE VRAIMENT l’ÉTAT ?" />
     </div>
     <div>
      <table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0">  	<tbody>  		<tr>  			<td style="width:160px;"><strong>Quel est votre objet social / votre histoire&nbsp;: </strong> <br />  			&nbsp;</td>  			<td style="width:444px;">Lancé en novembre 2005, le CRAN a pour but de lutter contre les discriminations que subissent les populations noires en France. Depuis, grâce à son travail, le CRAN a permis de briser un double tabou :  			<ul>  				<li class="list">Le tabou du nom (jusqu’alors, apparemment, on n’avait pas le droit de se dire noir en France) ;</li>  				<li class="list">Le tabou du nombre (jusqu’alors, apparemment, on n’avait pas le droit de compter les populations noires de France, ce qui permettrait pourtant de mieux lutter contre les discriminations).</li>  			</ul>  			Par ailleurs, depuis 2012, le CRAN a brisé un nouveau tabou, la question des <strong>réparations relatives à la colonisation et à l’esclavage</strong>. Le colonialisme se poursuit encore actuellement dans le monde, et notamment en Afrique, sous des formes nouvelles (exploitation économique, accaparement des terres, pillage des ressources, maintien de la Françafrique, interventions militaires discutables, etc.). Et on peut dire qu’aux Antilles, il s’agit bien de néo-colonialisme en plein 21<sup>ème</sup> siècle&nbsp;!</td>  		</tr>  		<tr>  			<td style="width:160px;"><strong>Pourquoi participez-vous à cette procédure</strong></td>  			<td style="width:444px;">&nbsp;Cette procédure nous permet de faire le lien entre l’histoire et le présent, les Antilles et les pollutions en France et dans le monde. Elle nous permet également de dénoncer le traitement discriminatoire réservée aux populations antillaises. Imaginons la réaction des pouvoirs publics si tout un département métropolitain connaissez une telle pollution&nbsp;?</td>  		</tr>  		<tr>  			<td colspan="2" style="width:604px;"><a class="link" href="https://www.facebook.com/CRAN.FR/"><em>https://www.facebook.com/CRAN.FR/</em></a>   			<div style="text-align: right;"><a class="link" href="https://le-cran.fr/qui-sommes-nous/"><em>https://le-cran.fr/qui-sommes-nous/</em></a> </div>  			</td>  		</tr>  	</tbody>  </table>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/51985240-39767942.jpg?v=1606908008" alt="CHLORDÉCONE, À QUEL JEU JOUE VRAIMENT l’ÉTAT ?" title="CHLORDÉCONE, À QUEL JEU JOUE VRAIMENT l’ÉTAT ?" />
     </div>
     <div>
       <br />  <em>«&nbsp;La date de notification, le 2 décembre, n’est pas anodine : loin de nous, l’idée de commémorer Napoléon, ce restaurateur de l’esclavage aux Antilles françaises, couronné empereur le 2 décembre 1804. </em> <br />  <em>Le «&nbsp;<strong>deux décembre</strong>&nbsp;» correspond au jour choisi par les Nations unies pour instaurer une <strong>journée internationale pour l’abolition de l’esclavage[<strong>[1]</strong>]url:#_ftn1 .&nbsp;» </strong></em> <br />  &nbsp;  <div style="text-align: right;"><strong>Ghyslain VEDEUX, Président du CRAN</strong></div>    <div>&nbsp;  <hr align="left" size="1" width="33%" />  <div id="ftn1">[[1]]url:#_ftnref1 &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <a class="link" href="https://www.un.org/fr/events/slaveryabolitionday/">https://www.un.org/fr/events/slaveryabolitionday/</a> </div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Conférence "Les victimes et le procés pénal"</title>
   <updated>2014-05-18T15:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.leguevaques.com/Conference-Les-victimes-et-le-proces-penal_a44.html</id>
   <category term="... de droit" />
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   <published>2013-06-14T09:10:00+02:00</published>
   <author><name>Christophe LEGUEVAQUES</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/6611732-9973203.jpg?v=1399706135" alt="Conférence "Les victimes et le procés pénal"" title="Conférence "Les victimes et le procés pénal"" />
     </div>
     <div>
      Rendez-vous vendredi 14 juin 2013 à TOULOUSE (à l'Hôtel d'Assezat, rue de Metz) pour un colloque national <strong>«&nbsp;Les victimes et le procès pénal&nbsp;»</strong>. <br />   <br />  J'interviendrai auprès de mes amis et confères Stella Bisseuil, Jean-Louis Teissonnière et Sylvie Topaloff (entre autres) pour parler de la catastrophe de BHOPAL et du sort réservé aux victimes en droit indien. <br />  &nbsp; <br />  <a class="link" href="http://cnb.avocat.fr/agenda/Colloque-Les-Victimes-et-le-Proces-Penal--organise-par-l-ordre-des-avocats-de-Toulouse_ae235131.html" target="_blank">http://cnb.avocat.fr/agenda/Colloque-Les-Victimes-et-le-Proces-Penal--organise-par-l-ordre-des-avocats-de-Toulouse_ae235131.html</a>  <br />  &nbsp;
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      The national conference about <strong>“</strong><strong>Victims and the criminal trial”</strong> will take place in Toulouse (Hotel Assezat, rue de Metz) on Friday, June 14, 2013. <br />  With my friends and colleagues Mrs Stella Bisseuil, Mr Jean-Louis Teissonnière and Mrs Sylvie Topaloff, I will talk about the Bhopal disaster and the plight of victims in Indian law. <br />  &nbsp; <br />  <a class="link" href="http://cnb.avocat.fr/agenda/Colloque-Les-Victimes-et-le-Proces-Penal--organise-par-l-ordre-des-avocats-de-Toulouse_ae235131.html">http://cnb.avocat.fr/agenda/Colloque-Les-Victimes-et-le-Proces-Penal--organise-par-l-ordre-des-avocats-de-Toulouse_ae235131.html</a>  
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   <link rel="alternate" href="https://www.leguevaques.com/Conference-Les-victimes-et-le-proces-penal_a44.html" />
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   <title>Les irradies du chu Toulouse écrivent au parquet de Paris</title>
   <updated>2014-05-21T21:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.leguevaques.com/Les-irradies-du-chu-Toulouse-ecrivent-au-parquet-de-Paris_a133.html</id>
   <category term="... de presse" />
   <photo:imgsrc>https://www.leguevaques.com/photo/art/imagette/6652284-10034717.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-09-26T21:40:00+02:00</published>
   <author><name>Christophe LEGUEVAQUES</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/6652284-10034717.jpg?v=1400701544" alt="Les irradies du chu Toulouse écrivent au parquet de Paris" title="Les irradies du chu Toulouse écrivent au parquet de Paris" />
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      L’<a class="link" href="http://www.sosirradies31.fr/" target="_blank">association SOS IRRADIES 31</a>, qui regroupe plus de 80 des 145 personnes irradiées lors de l’accident de sur-irradiation survenu au CHU de Toulouse entre avril 2006 et mai 2007, a communiqué ce jour une lettre ouverte adressée au Procureur du Pôle Santé du Parquet de Paris par son avocat, Me Christophe Leguevaques. <br />   <br />  «&nbsp;Madame le Procureur, <br />  Dans le dossier des irradiés de Toulouse et en Juillet 2011, vous êtes venue au devant des victimes pour leur expliquer l’état du dossier, accompagnant dans ce déplacement les juges d’instruction. <br />   <br />  Il s’agissait de préparer les esprits à ce qui vous semblait inéluctable : l’enquête n’ayant pas pu démontrer, selon les dires des juges d’instruction, des fautes mais simplement des erreurs, il convenait de la classer sans suite. <br />   <br />   <br />  <strong>La colère des victimes n’avait eu d’égale que la surprise.</strong> <br />   <br />  Pour tenter de calmer le jeu, vous aviez alors évoqué le « précédent d’AZF » en expliquant que le Tribunal Correctionnel avait ordonné la relaxe au bénéfice du doute et que vous ne souhaitiez pas qu’il arrive pareille mésaventure, désastreuse pour le moral des victimes. <br />   <br />  Je connais trop bien ce double discours de compassion à l’égard des victimes et l’absence de recherche systématique des responsables. Il est, pour moi, inacceptable. <br />   <br />  D’autant plus qu’aujourd’hui, le « précédent AZF » vient vous apporter un cinglant démenti : lorsque le Parquet prend son risque, réunit ses meilleurs éléments et monte un dossier avec le soutien permanent et attentif des parties civiles, il peut gagner. <br />   <br />  En ce jour d’ouverture du procès des irradiés d’EPINAL, j’ai l’honneur de vous demander de réviser votre position et de ne pas requérir un classement sans suite de l’affaire des irradiés de TOULOUSE : il est trop facile de refuser certaines investigations et prétendre ensuite qu’il n’y a pas suffisamment de preuves à charge contre tel ou tel. <br />   <br />   <br />  <a class="link" href="http://www.toulouseinfos.fr/index.php/dossiers/breves/6013-les-irradies-du-chu-toulouse-ecrivent-au-parquet-de-paris.html" target="_blank">&gt;&gt;&gt; la suite est ici.</a>  <br />  
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.leguevaques.com/Les-irradies-du-chu-Toulouse-ecrivent-au-parquet-de-Paris_a133.html" />
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   <title>Manquement de l'employeur à son obligation spécifique de reclasser le salarié avec un soin particulier</title>
   <updated>2014-05-18T12:47:00+02:00</updated>
   <id>https://www.leguevaques.com/Manquement-de-l-employeur-a-son-obligation-specifique-de-reclasser-le-salarie-avec-un-soin-particulier_a110.html</id>
   <category term="Jurisprudence" />
   <published>2011-07-11T20:45:00+02:00</published>
   <author><name>Christophe LEGUEVAQUES</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'accord-sûreté de la SNCF prévoit que le reclassement d'un agent victime d'une agression, suite à la perte définitive d'aptitude pour un métier donné, est fait avec un soin tout particulier afin de ne pas pénaliser l'agent. Plusieurs éléments du dossiers démontrent un manque de prise en considération des doléances du salarié, reclassé sur un poste sans disposer des moyens de s'y investir correctement, ce qui a entrainé une dégradation de son état de santé. En raison du manquement de l'employeur à son obligation spécifique de reclasser le salarié avec un soin particulier, ce dernier doit être condamné à payerune somme de 5.000 euro à titre de dommages-intérêts.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/6631206-10003089.jpg?v=1400179718" alt="Manquement de l'employeur à son obligation spécifique de reclasser le salarié avec un soin particulier" title="Manquement de l'employeur à son obligation spécifique de reclasser le salarié avec un soin particulier" />
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       <br />  <strong>Cour d'appel Toulouse (4<sup>ème</sup> Chambre, section 2) - 1er Juillet 2011 RG N° 10/01090</strong> <br />  Monsieur Marcel LOPEZ c./ SNCF <br />  JurisData : 2011-017932 <br />  &nbsp; <br />  &nbsp; <br />  <u>APPELANT</u> <br />  Monsieur Marcel LOPEZ <br />  &nbsp; <br />  <em>représenté par la SELARL CHRISTOPHE LEGUEVAQUES, avocat au barreau de TOULOUSE substituée par Maître Emmanuelle DE LA MORENA, avocat au barreau de TOULOUSE</em> <br />  &nbsp; <br />  <u>INTIMEE</u> <br />  SOCIETE NATIONALE DES CHEMINS DE FER (SNCF) <br />  &nbsp; <br />  <em>représentée par Me Michel BARTHET, avocat au barreau de TOULOUSE</em> <br />  &nbsp; <br />  <u>COMPOSITION DE LA COUR</u> <br />  &nbsp; <br />  L'affaire a été débattue le 12 Mai 2011, en audience publique, devant la Cour composée de: <br />  &nbsp; <br />  C. LATRABE, président <br />  M.P. PELLARIN, conseiller <br />  V. HAIRON, conseiller <br />  qui en ont délibéré. <br />  Greffier, lors des débats : D. FOLTYN-NIDECKER <br />  &nbsp; <br />  <u><strong>ARRET :</strong></u> <br />  &nbsp; <br />  - CONTRADICTOIRE <br />  &nbsp; <br />  - prononcé publiquement par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'<a href="http://www.lexisnexis.com/fr/droit/search/runRemoteLink.do?langcountry=FR&amp;linkInfo=F%23FR%23fr_code%23art%450%25article%450%25title%25Nouveau+Code+de+proc%C3%A9dure+civile%25&amp;risb=21_T17174452856&amp;bct=A&amp;service=citation&amp;A=0.5439275043337067">article 450 du Code de procédure civile</a> <br />  &nbsp; <br />  - signé par C. LATRABE, président, et par D. FOLTYN-NIDECKER, greffier de chambre. <br />  &nbsp; <br />  EXPOSÉ DU LITIGE <br />  &nbsp; <br />  M. Marcel LOPEZ a été embauché le 21 février 1983 par la Société Nationale des Chemins de fer Français dénommée ci-après S.N.C.F en qualité de contrôleur à bord des trains. <br />  &nbsp; <br />  Victime d'une agression pendant son service le 24 juin 1999, il a été provisoirement détaché sur un poste sédentaire à compter du 12 octobre 2000, puis, déclaré inapte à ses fonctions antérieures le 26 février 2001, a été affecté à un emploi sédentaire et a connu une évolution dans cette branche. <br />  &nbsp; <br />  Le 5 mai 2004, M. LOPEZ a saisi le Conseil de prud'hommes de TOULOUSE, se plaignant d'un retard dans l'évolution de sa carrière et d'une perte de rémunération, en violation avec un accord sur la prévention des agressions qui réglemente l'obligation de reclassement. <br />  &nbsp; <br />  Par jugement du 23 juin 2005, le Conseil a déclaré la demande de M. LOPEZ recevable, et avant dire droit a ordonné une expertise aux fins de comparaison entre la carrière de celui-ci et celle d'agents contrôleurs. <br />  &nbsp; <br />  Après dépôt par l'expert M. AYMERIC de son rapport le 12 juillet 2006, le Conseil, par jugement de départition du 2 septembre 2008, a débouté M. LOPEZ tant sur le fondement d'une discrimination salariale que sur celui du harcèlement. <br />  &nbsp; <br />  Celui-ci a régulièrement relevé appel de cette décision. Après radiation, l'affaire a été réenrôlée le 1er mars 2010. <br />  &nbsp; <br />  Développant oralement ses conclusions écrites du 17 février 2010 auxquelles il est fait référence pour plus ample exposé des moyens, et y ajoutant, M. LOPEZ conclut au rejet du moyen d'irrecevabilité soulevé par son adversaire et fait valoir : <br />  &nbsp; <br />  - qu'en application des textes internes à la S.N.C.F, il aurait dû percevoir après reclassement, et sans limitation dans le temps, une rémunération égale à celle qu'il aurait perçue s'il était resté contrôleur, en y intégrant tous les accessoires de la rémunération, <br />  &nbsp; <br />  - que le montant alloué par la CIVI ne s'impute pas sur ces sommes, et que le complément de salaire qui lui a été versé ne tient compte ni de l'évolution du salaire de référence des autres contrôleurs, ni des accessoires de rémunération ; <br />  &nbsp; <br />  - qu'il est victime d'une méconnaissance du principe d'égalité de rémunération par comparaison avec les contrôleurs ; <br />  &nbsp; <br />  - que les difficultés qui ont marqué son reclassement, les problèmes rencontrés (retrait de l'ordinateur, disparition de son nom sur l'organigramme) caractérisent un manquement de l'employeur à l'obligation qui lui est faite par 'l'accord sûreté' de reclasser avec un soin tout particulier les salariés victimes d'agression sur leur lieu de travail. <br />  &nbsp; <br />  M. LOPEZ demande en conséquence que la S.N.C.F soit condamnée à : <br />  &nbsp; <br />  - recalculer le complément de rémunération de 1999 à ce jour où à défaut, à lui payer la somme de 32.609,13 euro couvrant le manque à gagner de 1999 à 2009, avec remise des bulletins de paie rectifiés, et procéder également à ce calcul et à son application pour les années à venir, <br />  &nbsp; <br />  - lui payer la somme de 10.000 euro pour atteinte au principe d'égalité de rémunération, <br />  &nbsp; <br />  - lui payer la somme de 20.000 euro à titre de dommages-intérêts pour les conditions difficiles de son reclassement, <br />  &nbsp; <br />  - lui payer la somme de 3.000 euro en application de l'<a href="http://www.lexisnexis.com/fr/droit/search/runRemoteLink.do?langcountry=FR&amp;linkInfo=F%23FR%23fr_code%23art%700%25article%700%25title%25Nouveau+Code+de+proc%C3%A9dure+civile%25&amp;risb=21_T17174452856&amp;bct=A&amp;service=citation&amp;A=0.890985499877444">article 700 du Code de procédure civile</a>, <br />  &nbsp; <br />  - en toute hypothèse, communiquer les bulletins de paie de salariés dénommés dans les conclusions, sous peine d'astreinte, et dire que les condamnations sont prononcées à titre de provision. <br />  &nbsp; <br />  Développant également à l'audience ses conclusions écrites du 6 mai 2011 auxquelles il est renvoyé pour plus ample exposé des moyens, et y ajoutant, la S.N.C.F estime l'action en paiement d'un complément de rémunération irrecevable car non invoquée lors d'une précédente instance prud'homale plaidée en mai 2001, puis, au vu du contenu du jugement du 23 mai 2005 rappelé à l'audience s'en remet, et sur le fond fait valoir : <br />  &nbsp; <br />  - que l'accord-sûreté régional qui ne gère que la réparation du préjudice financier pendant l'arrêt de travail a été appliqué au-delà de cette période, <br />  &nbsp; <br />  - que le complément de rémunération perçu par M. LOPEZ à compter de sa mutation définitive au titre du reclassement en janvier 2002 est conforme à la réglementation interne, et a été validé par décision de la commission paritaire, le complément étant supprimé en octobre 2003, la différence ayant été amortie par la promotion de M. LOPEZ après réussite à un examen, <br />  &nbsp; <br />  - que l'expertise de M. AYMERIC établit l'absence de préjudice par comparaison avec le panel retenu, <br />  &nbsp; <br />  - qu'au surplus l'indemnisation fixée par la CIVI compense le préjudice de carrière, <br />  &nbsp; <br />  - que le principe d'égalité de rémunération est inapplicable à l'égard des salariés restés contrôleurs, <br />  &nbsp; <br />  - que l'évolution de carrière de M. LOPEZ démontre l'absence de faute dans l'exécution de l'obligation de reclassement, les faits de harcèlement étant contestés. <br />  &nbsp; <br />  La S.N.C.F conclut en conséquence au rejet des prétentions adverses et réclame la somme de 2.000 euro en remboursement de ses frais de défense. <br />  &nbsp; <br />  MOTIFS DE LA DÉCISION <br />  &nbsp; <br />  - sur la demande relative à la rémunération <br />  &nbsp; <br />  * le moyen d'irrecevabilité <br />  &nbsp; <br />  Ce moyen tiré de l'article R 516-1 devenu R 1452-6 du Code du travail a été rejeté par le jugement du Conseil de Prud'hommes du 23 juin 2005 devenu définitif. Il est donc irrecevable comme se heurtant à l'autorité de chose jugée attachée à ce jugement. <br />  &nbsp; <br />  * le fond <br />  &nbsp; <br />  M. LOPEZ fonde clairement ses prétentions sur les textes dénommés statuts RH001 et RH0131. <br />  &nbsp; <br />  A compter de janvier 2002, il a changé de grade par mutation latérale puisque, du grade CBOR (chef de bord spécialité voyageurs -service des trains) à ETC TOULOUSE, qualification C niveau 1 position 10, il est devenu grade ACS (agent commercial spécialité voyageurs- service des gares) à EEX TOULOUSE centre, qualification C niveau 1 position 10. <br />  &nbsp; <br />  Il résulte de l'article 13§2 du statut RH001 que l'agent victime d'un accident du travail qui subit un changement de grade ou d'emploi du fait de son reclassement lié à l'impossibilité d'assurer un service normal et qui perçoit, après mutation, une rémunération (y compris les éléments considérés comme accessoires de rémunération) inférieure à celle perçue avant l'accident, se voit attribuer une rémunération compensatrice. <br />  &nbsp; <br />  L'article 30 du statut RH0131 précise que l'agent victime d'un accident du travail, reclassé par mutation latérale ou à un autre grade, ou encore dans une autre unité d'affectation avec modification du code prime, reçoit un complément de rémunération sous forme : <br />  &nbsp; <br />  - d'une indemnité compensatrice mensuelle, égale à la différence entre l'ensemble de la rémunération mensuelle correspondant à l'ancien grade de l'intéressé et celle correspondant à son nouveau grade, les rémunérations comprenant le traitement, l'indemnité de résidence, la valeur moyenne théorique mensuelle de la prime de travail, <br />  &nbsp; <br />  - d'un supplément de prime de fin d'année égal à la différence (si elle est positive) entre le montant de cette prime entre l'ancien grade et le nouveau. <br />  &nbsp; <br />  Ainsi, au visa de ces textes, la comparaison doit s'opérer non par rapport à la rémunération perçue par d'autres contrôleurs qui ont évolué dans cette fonction, mais entre la rémunération que percevrait M. LOPEZ dans son ancien grade et celle qu'il a obtenue ensuite chaque année du fait de son changement d'affectation dans le cadre du reclassement, sous réserve des règles de révision du complément de rémunération définies par ces textes. <br />  &nbsp; <br />  La demande que présente en effet M. LOPEZ consiste à obtenir la réparation d'un préjudice constitué par la perte d'évolution de carrière dans son ancien emploi au regard de celle qu'ont pu connaître ses collègues contrôleurs, ce qui n'est pas prévu par les textes dont il se prévaut, ces derniers permettant simplement de compenser une perte de rémunération, avec révision selon les règles précises fixées par l'article 33 du statut RH0131. <br />  &nbsp; <br />  C'est à tort également que M. LOPEZ prétend qu'il aurait dû continuer à percevoir tous les accessoires considérés comme faisant partie de la rémunération par l'article 1 du statut RH001, comme ses collègues demeurés contrôleurs. En effet, ces éléments ne sont pas prévus par l'article 30 du statut RH0131 précité qui seul détermine exactement les avantages maintenus à l'agent victime d'une agression. Le raisonnement de M. LOPEZ reviendrait d'ailleurs à le faire bénéficier d'allocations pour des frais qu'il n'expose pas. <br />  &nbsp; <br />  Il ne résulte pas des pièces produites que les sommes que M. LOPEZ a perçues à compter de l'agression soient inférieures à celles auxquelles il pouvait prétendre dans son grade occupé avant le reclassement, revalorisé selon l'article 33 visé ci-dessus. <br />  &nbsp; <br />  M. LOPEZ a en effet bénéficié d'un maintien de son salaire et de son indemnité de résidence, d'une indemnité temporaire de transition pendant trois ans, d'un complément de rémunération compensant la différence de prime de travail, la révision étant effectuée en fonction des règles spécifiées plus haut. Cet élément est si besoin est confirmé par les constatations de l'expert M. AYMERIC qui relève que les montants de prime de travail et des éléments variables de soldes perçus par M. LOPEZ ne sont pas inférieurs à ceux reçus par les agents contrôleurs jusqu'en 2003. <br />  &nbsp; <br />  De plus, c'est à juste titre qu'à compter d'octobre 2003, date à laquelle M. LOPEZ a été promu du fait de la réussite à un examen, la S.N.C.F a cessé de lui verser le complément, en application de l'article 33-2, la différence étant amortie. <br />  &nbsp; <br />  Pour ces motifs, M. LOPEZ est débouté de sa demande aux fins de voir recalculer sa rémunération depuis 1999, ainsi que de celle, subsidiaire, en indemnisation du préjudice subi de 1999 à 2009. A fortiori, sa demande en communication de pièces, non fondée, est rejetée. <br />  &nbsp; <br />  - sur la demande en dommages-intérêts pour atteinte au principe d'égalité des rémunérations <br />  &nbsp; <br />  L'application du principe d'égalité des rémunérations suppose que les salariés entre lesquels s'opère la comparaison se trouvent dans une situation identique au regard de l'avantage considéré, ou dans une situation de travail identique pour prétendre à la même rémunération. <br />  &nbsp; <br />  Tel n'est manifestement pas le cas en l'espèce s'agissant de salariés contrôleurs qui ont évolué dans ces fonctions et M. LOPEZ qui a été reclassé dans une filière sédentaire. <br />  &nbsp; <br />  Il convient d'observer que M. LOPEZ a obtenu une somme de 25.000 euro en réparation de son préjudice professionnel, c'est-à-dire du retentissement négatif de l'agression sur sa carrière. <br />  &nbsp; <br />  - sur l'obligation de reclassement <br />  &nbsp; <br />  L'accord- sûreté régional stipule en son § 6 qu'en cas de reclassement d'un agent victime d'une agression, suite à la perte définitive d'aptitude pour un métier donné, 'celui-ci est fait avec un soin tout particulier afin de ne pas pénaliser l'agent.' <br />  &nbsp; <br />  Pour soutenir que l'employeur a manqué à cette obligation, M. LOPEZ invoque plusieurs difficultés qui seront examinées successivement. <br />  &nbsp; <br />  Il fait observer qu'avant même la déclaration définitive d'inaptitude, il a été détaché sur un poste sédentaire. Cette mesure provisoire apparaît cependant conforme à l'état du salarié, qui ne soutient pas être demeuré apte au maintien dans son emploi. Par lettre du 24 septembre 2001, le Pr GUIRAUD-CHAUMEIL, du centre médical régional de la S.N.C.F fait état d'une situation professionnelle normale, dans l'attente cependant du traitement définitif de sa situation administrative. <br />  &nbsp; <br />  Il précise qu'après déclaration définitive intervenue en février 2001, il a fait l'objet en janvier 2002 d'une mutation latérale d'office sur le poste auquel il était détaché, mutation qui aurait été invalidée par décision de la commission paritaire de sécurité le 5 juin 2002. <br />  &nbsp; <br />  M. LOPEZ ne produit pas de justification de ce qu'il avance. Parmi les pièces versées par l'employeur, figure un courrier de M. LOPEZ du 19 décembre 2001 relatif à une 'consultation' sur cette mutation, dans laquelle il n'évoque que la question de la rémunération. De plus, dans un courrier du 2 mai 2002, l'inspecteur du travail indique que M. LOPEZ a un poste qui lui convient, mais qui soulève le problème de la rémunération insuffisante. Or ce point a déjà été examiné et jugé non établi. <br />  &nbsp; <br />  Il indique ensuite avoir été reclassé en octobre 2003 sur un poste de technicien en gestion de moyens en 3x8 puis validé sur ce poste alors que le médecin du travail avait interdit depuis son avis de février 2001 les horaires en 3x8 et les horaires décalés. Or l'avis d'inaptitude de février 2001 ne fait nullement état de telles restrictions, et aucune des pièces versées par l'une ou l'autre des parties ne révèle que cette affectation serait en contradiction avec un avis médical. De plus, l'employeur produit un courrier d'acceptation du poste par M. LOPEZ, 'sous réserve de ses droits' (Problème de rémunération). <br />  &nbsp; <br />  M. LOPEZ indique avoir alors été victime d'une rechute reconnue en lien avec l'accident du travail le 9 novembre 2004. La preuve ne figure pas au dossier. <br />  &nbsp; <br />  On relève en revanche parmi les pièces produites par la S.N.C.F que M. LOPEZ a été reclassé sur un poste en 'journée' en avril 2004, et que selon courrier de l'inspecteur du travail du 30 septembre 2004 adressé à l'employeur 'le reclassement s'est fait sur un poste lui convenant où il donne entière satisfaction'. Ce seul constat ne permet pas d'en déduire que l'employeur avait méconnu une interdiction médicale antérieure. <br />  &nbsp; <br />  Enfin, M. LOPEZ se plaint d'avoir disparu de l'organigramme en 2005, d'avoir été affecté à un autre poste en octobre 2006, ensuite supprimé en 2007, et durant lequel il aurait été privé de moyens matériels (ordinateurs). <br />  &nbsp; <br />  Là encore, aucune pièce ne figure à son dossier. Cependant, d'une part la lettre de réponse de la S.N.C.F à l'inspecteur du travail en date du 12 novembre 2006, d'autre part l'échange d'e-mails que verse l'employeur quant aux problèmes rencontrés par M. LOPEZ établissent que dans ce dernier poste qui lui a été proposé après la réorganisation d'un service, M. LOPEZ a connu de nombreux déboires puisqu'en février 2007, il se plaignait toujours de ne pas avoir l'installation nécessaire à l'accomplissement de ses tâches, qu'il ne bénéficiait pas du même matériel que ses collègues (ordinateur, imprimante, fax) que les difficultés ont perduré (mails de collègues des 26 février 2007, juin 2007, rappel en septembre 2007 de réclamations faites en mars 2007). <br />  &nbsp; <br />  Ces difficultés témoignent d'un manque de prise en considération des doléances de ce salarié, reclassé sur un poste sans disposer des moyens de s'y investir correctement. <br />  &nbsp; <br />  Il est justifié de ce que son état de santé s'est dégradé puisqu'il a subi un arrêt de travail déclaré comme rechute de l'accident du travail de fin avril à décembre 2008. <br />  &nbsp; <br />  Au vu de ces éléments, il est établi un manquement de l'employeur à son obligation spécifique de reclasser le salarié avec un soin particulier, qui justifie l'octroi d'une somme de 5.000 euro à titre de dommages-intérêts. <br />  &nbsp; <br />  En application de l'<a href="http://www.lexisnexis.com/fr/droit/search/runRemoteLink.do?langcountry=FR&amp;linkInfo=F%23FR%23fr_code%23art%700%25article%700%25title%25Nouveau+Code+de+proc%C3%A9dure+civile%25&amp;risb=21_T17174452856&amp;bct=A&amp;service=citation&amp;A=0.7896416775181802">article 700 du Code de procédure civile</a>, il est alloué à M. LOPEZ l'indemnité fixée au dispositif de cette décision. <br />  &nbsp; <br />   <br />  PAR CES MOTIFS <br />  &nbsp; <br />  La Cour, <br />  &nbsp; <br />  Confirme le jugement déféré en ce qu'il a débouté M. Marcel LOPEZ de ses demandes tendant à voir recalculer ses rémunérations ainsi qu'en paiement d'un rappel de rémunération, <br />  &nbsp; <br />  Le réforme pour le surplus et statuant à nouveau, <br />  &nbsp; <br />  Condamne la S.N.C.F à lui payer la somme de 5.000 euro à titre de dommages-intérêts en réparation du préjudice subi par le manquement à l'obligation spécifique de reclassement avec soin. <br />  &nbsp; <br />  Condamne la S.N.C.F à lui payer une indemnité de 2.000 euro en application de l'<a href="http://www.lexisnexis.com/fr/droit/search/runRemoteLink.do?langcountry=FR&amp;linkInfo=F%23FR%23fr_code%23art%700%25article%700%25title%25Nouveau+Code+de+proc%C3%A9dure+civile%25&amp;risb=21_T17174452856&amp;bct=A&amp;service=citation&amp;A=0.7003582610980623">article 700 du Code de procédure civile</a>. <br />  &nbsp; <br />  Condamne la S.N.C.F au paiement des dépens. <br />  &nbsp; <br />   <br />  Le présent arrêt a été signé par Mme C.LATRABE, président et par Mme D. FOLTYN-NIDECKER, greffier. <br />  &nbsp; <br />  LE GREFFIER, LE PRESIDENT, <br />  &nbsp; <br />  Dominique FOLTYN-NIDECKER Catherine LATRABE . <br />  &nbsp; <br />  &nbsp;
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