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 <title>Christophe Leguevaques Avocat barreau Paris-Toulouse </title>
 <subtitle><![CDATA[Christophe Leguevaques, avocat et docteur en droit, il a créé Mysmartcab devenu MyLeo, plateforme d'actions collectives conjointes ,  juriste conseil d'entreprise, procès litiges, droit des affaires et responsabilité Inde investissement, action de groupe, class action]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-18T16:35:03+02:00</updated>
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   <title>Chlordécone : un non-lieu confirmé, la bataille se déplace vers la Cour de cassation</title>
   <updated>2026-06-30T06:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.leguevaques.com/Chlordecone-un-non-lieu-confirme-la-bataille-se-deplace-vers-la-Cour-de-cassation_a961.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2026-06-30T06:45:00+02:00</published>
   <author><name>Christophe LEGUEVAQUES</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
(communiqué de presse 29 juin 2026) Par arrêt du 22 juin 2026, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a confirmé l’ordonnance de non-lieu rendue dans l’information judiciaire ouverte sur la contamination des Antilles par le chlordécone. Me Christophe Léguevaques (CLE), conseil de nombreuses victimes et associations parties civiles, annonce un pourvoi en cassation et livre une lecture qui, sous l’apparente sévérité de la décision, fait apparaître des lignes décisives qui bougent en faveur des victimes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/97176829-67699645.jpg?v=1782795011" alt="Chlordécone : un non-lieu confirmé, la bataille se déplace vers la Cour de cassation" title="Chlordécone : un non-lieu confirmé, la bataille se déplace vers la Cour de cassation" />
     </div>
     <div>
      <h2><strong>Une décision qui ne referme rien</strong></h2>  Disons-le sans détour : le non-lieu est confirmé, et c’est une déception pour les victimes. À ce stade, aucune personne n’est renvoyée devant une juridiction de jugement et l’enquête reste au point-mort. <br />  Mais cet arrêt n’est <strong>pas le constat d’innocence</strong> que certains voudraient y lire. Il acte, au contraire, plusieurs éléments que les parties civiles portent à leur crédit.    <h2><strong>Trois avancées arrachées au fil de la procédure</strong></h2>    <ol>  	<li class="list"><strong>La prescription écartée</strong><strong>. </strong>Contrairement à ce qui était redouté, la Cour ne ferme pas la porte au nom de l’écoulement du temps : elle retient des points de départ tardifs et favorables aux victimes. Les responsables ne peuvent plus s’abriter derrière la prescription.</li>  </ol>  &nbsp;    <ol>  	<li value="2"><strong>La connaissance de la toxicité actée.</strong> L’arrêt constate que les autorisations d’emploi du chlordécone ont été sollicitées, puis prolongées, en dépit d’une toxicité connue, pour éviter de « graves conséquences économiques ». La conscience du risque est désormais inscrite dans une décision de justice.</li>  </ol>  &nbsp;    <ol>  	<li value="3"><strong>Le terrain de la causalité se déplace.</strong> Le non-lieu repose tout entier sur l’idée qu’il serait <em>«&nbsp;scientifiquement impossible&nbsp;»</em> (sic&nbsp;!) d’établir un <u>lien de causalité individuel et certain</u>. Or ce standard est aujourd’hui directement battu en brèche par le droit européen et international : la Cour européenne des droits de l’homme (Cannavacciuolo c. Italie, 30 janvier 2025), la Cour interaméricaine (La Oroya, 2023) et les Nations Unies (lignes directrices du Rapport Orellana, juillet 2025) reconnaissent que, <strong>dans les affaires de substances toxiques, exiger des victimes une preuve d’un lien de causalité individuel et certain revient à organiser l’impunité. </strong>Le remarquable travail de Sabrina Cajoly sera encore une fois utile devant la Cour de cassation.</li>  </ol>    <blockquote>  <div style="margin-left:18.0pt;"><em>« Petit à petit, nous battons en brèche les arguments du parquet général. Sur la prescription, sur la connaissance du risque, sur la causalité, le socle du non-lieu se fissure. Le droit européen nous donne raison : on ne peut pas opposer aux victimes une preuve impossible pour effacer un scandale sanitaire. </em> <br />   <br />  <em>Vous le savez la molécule du chlordecone prend la forme d’une cage de 10 atomes de chlores. Nous avons retiré 3 barreau de cette cage. Il nous reste encore à retirer d’autres barreaux. Mais les descendants des esclaves-marrons savent bien que la cage de fer de l’oppression n’est pas tombée seule et en une seule fois. Il a fallu un combat unitaire et patient pour remettre en cause ce qui apparaissait comme des évidences et qui étaient autant d’injustices réglementées par le ‘code noir’.»</em></div>    <p style="text-align: right;"><strong>— Me Christophe Léguevaques (CLE)</strong> <br />  </blockquote>    <h2> <br />  <strong>Pourquoi la cassation peut être décisive</strong></h2>  La voie est désormais grande ouverte&nbsp;: <strong>plus de 500 parties civiles</strong>, sans compter les associations et les collectivités,<strong> se sont pourvues</strong> devant la Cour de cassation. <br />   <br />  Les moyens sont identifiés :  <ul>  	<li class="list">la confusion entre le seuil des « charges suffisantes » propre à l’instruction et l’exigence de certitude réservée au jugement ;</li>  	<li class="list">le refus d’enquêter sur les infractions environnementales ; et,</li>  	<li class="list">surtout, l’obligation d’enquête effective qui pèse sur l’État au titre du droit à la vie (article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme), lorsque le dommage résulte d’une activité dangereuse poursuivie en connaissance de cause.</li>  </ul>    <blockquote><em>« La cassation peut nous permettre d’emporter une victoire décisive », souligne Me Léguevaques. « Non pas une victoire symbolique : une décision qui obligera à rouvrir ce que l’on a voulu refermer. »</em></blockquote>    <h2><strong>Une bataille menée sur plusieurs fronts</strong></h2>  Le non-lieu pénal n’efface ni la responsabilité de l’État déjà reconnue par la justice administrative (cour administrative d’appel de Paris, 11 mars 2025), ni la loi du 12 juin 2026 reconnaissant cette responsabilité. Les voies de indemnisation individuelles des victimes demeurent ouvertes. Sur le terrain pénal, administratif et législatif, comme devant les juridictions européennes, le même mouvement est à l’œuvre : la reconnaissance, pas à pas, d’une vérité longtemps déniée.    <div>&nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>CHLORDÉCONE Déclaration de Me Christophe LÈGUEVAQUES (CLE), avocat de parties civiles, après la décision de confirmation du non-lieu</title>
   <updated>2026-06-22T15:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.leguevaques.com/CHLORDECONE-Declaration-de-Me-Christophe-LEGUEVAQUES-CLE--avocat-de-parties-civiles-apres-la-decision-de-confirmation_a960.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2026-06-22T15:50:00+02:00</published>
   <author><name>Christophe LEGUEVAQUES</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Chambre de l’instruction (CHINS) de la Cour d'appel de Paris. Lundi 22 juin 2026 – 15h30     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/97084553-67644183.jpg?v=1782136417" alt="CHLORDÉCONE Déclaration de Me Christophe LÈGUEVAQUES (CLE), avocat de parties civiles, après la décision de confirmation du non-lieu" title="CHLORDÉCONE Déclaration de Me Christophe LÈGUEVAQUES (CLE), avocat de parties civiles, après la décision de confirmation du non-lieu" />
     </div>
     <div>
      La décision de la Cour d'appel de Paris est une <strong>immense déception</strong>. Les victimes ne peuvent pas admettre que la Cour reconnaisse l'existence d'une catastrophe sanitaire et écologique qui perdure aujourd'hui et continuera d'affecter et d'infecter les vivants pour plusieurs siècles et, dans le même temps, torde les principes du droit pour clôturer une enquête qui n'a jamais vraiment commencé.Les morts sont là, les preuves scientifiques sont connues de longue date, mais, jusqu’à présent, l’enquête n’a pas cherché à identifier les coupables. <br />   <br />  Nous sommes en présence d'un massacre dont les auteurs restent invisibles et dont il ne faut pas prononcer le nom. <br />   <br />  Comment parler de justice dans ces conditions ? <br />   <br />  Rappelons que, depuis l'Antiquité grecque, la justice suppose l'ALETHEIA, c'est-à-dire le dévoilement de la vérité, le refus de l'oubli car <em>alètheia</em> signifie littéralement l'arrachement au <em>lèthè</em>, à l'oubli, à ce qui demeure caché. <br />  Édouard Glissant l'écrivait dans <em>Le Discours antillais</em> : <em>« L'esclave est d'abord celui qui ne sait pas. L'esclave de l'esclavage est celui qui ne veut pas savoir. »</em> Voilà le piège que l'on nous tend : faire de nous les esclaves d'un oubli organisé.  <blockquote>Tant que les autorités judiciaires se ligueront pour cacher, déformer ou empêcher la vérité d'apparaître, il sera impossible de parler de justice.</blockquote>   <br />  Ou alors, il faudra bien reconnaître que cette justice est une justice aux ordres, une justice de classe, une justice coloniale. <br />  La <strong>confirmation du non-lieu</strong> procède non seulement d'un enterrement judiciaire de première classe, mais aussi d'une volonté délibérée d'occulter des vérités qui dérangent ; qui dérangent les pouvoirs politiques ; qui dérangent les pouvoirs économiques qui dictent leur loi, outre-mer comme dans l'Hexagone. <br />   <br />  Déjà, Aimé Césaire dénonçait cette lâcheté des consciences qui consiste à <em>«&nbsp;se taire à soi-même la vérité »</em>. La justice ‘au nom du peuple français’ semble nous dire «&nbsp;Cachez cette vérité que je ne saurais voir&nbsp;». <br />   <br />  Nous attendions une décision de courage et de dignité ; nous recevons, comme un coup de poing en pleine figure, une décision de Tartuffe et d'hypocrite.  <blockquote>Pour autant, le combat continue, car la paix civile ne pourra être obtenue que si toute la vérité est faite sur cette affaire. Prenons l’exemple sur l’Afrique du Sud <em>post apartheid</em> qui a créé une commission «&nbsp;Vérité, réparations &amp; réconciliation&nbsp;» car <strong>il ne peut pas y avoir de justice sans vérité.</strong></blockquote>   <br />  Le combat continue, d'abord, parce que nous allons saisir la Cour de cassation pour qu'elle tranche les questions de droit que la Cour d'appel n'a pas eu la volonté d'examiner jusqu'au bout. <br />   <br />  Le combat continue, parce que les profiteurs, les receleurs, les contrebandiers de la mort lente doivent indemniser les femmes et les hommes et réparer les dégâts considérables causés délibérément à l'environnement. <br />   <br />  Dans les prochaines semaines, je proposerai une nouvelle action judiciaire destinée à aller chercher ceux qui dorment tranquillement dans leur villa de Saint-François, sans être dérangés par les fantômes de ceux qui ont absorbé ce poison. <br />   <br />  Les victimes du chlordécone savent qu'elles peuvent compter sur notre détermination et sur celle des autres avocats impliqués dans ce dossier. Le combat sera long, il sera âpre, mais il sera juste.  <div>&nbsp;</div>    <div style="text-align: right;"><em>Christophe Lèguevaques (CLE)</em></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Chlordécone : une loi qui reconnaît, un État qui conteste</title>
   <updated>2026-06-02T22:31:00+02:00</updated>
   <id>https://www.leguevaques.com/Chlordecone-une-loi-qui-reconnait-un-Etat-qui-conteste_a959.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2026-06-02T22:23:00+02:00</published>
   <author><name>Christophe LEGUEVAQUES</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'Assemblée nationale vient d'adopter, en deuxième lecture, une proposition de loi « visant à reconnaître la responsabilité de l'État et à indemniser les victimes du chlordécone ». Le geste est juste. Il était attendu. Mais une loi qui reconnaît sans réparer, qui fixe des objectifs sans date ni chiffre, et qui proclame à la tribune une responsabilité que l'État conteste au même moment devant le Conseil d'État, mérite qu'on en pèse exactement la portée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/96823149-67490922.jpg?v=1780432061" alt="Chlordécone : une loi qui reconnaît, un État qui conteste" title="Chlordécone : une loi qui reconnaît, un État qui conteste" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">&nbsp;</div>    <div align="center">  <hr align="center" size="2" width="100%" /></div>    <div style="text-align: justify;">Il est des poisons pressés et des poisons patients. Le chlordécone appartient à la seconde espèce. Répandu sur les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique pendant plus de vingt ans, il a gagné les sols, les rivières, les œufs, la viande et la chair des poissons et, par elles, celle des hommes. Singulière cruauté de cette molécule : elle quitte le corps humain en quelques mois, mais demeure dans la terre pour des décennies, sans que la science sache aujourd'hui l'en déloger. On a ainsi des organismes qui se purifient et un environnement qui les recontamine. En 2013, l'étude Kannari révélait que neuf Antillais sur dix portaient du chlordécone dans le sang. <br />  C'est à cette permanence-là — minérale, têtue, presque géologique — que le législateur a voulu répondre. Par des mots. <br />   <br />  Et d'abord, rendons justice à l'intention. Après des décennies de silence, de déni et de rapports enterrés, qu'une assemblée écrive noir sur blanc que « l'État reconnaît sa part de responsabilité » n'est pas rien. Pour les familles qui attendent depuis vingt ans, pour les pêcheurs contraints d'abandonner leur métier, pour ceux que je représente devant les juridictions administratives ou pénales, cette reconnaissance a une valeur morale réelle. La réparation symbolique est une réparation. On ne la dédaignera pas.</div>    <blockquote>  <div style="text-align: justify;">Mais une loi n'est pas un monument. Elle est, ou devrait être, opérative et entrainer des effets aussi juridiques que positifs. Et c'est là que le texte déçoit.</div>  </blockquote>    <div style="text-align: justify;">&nbsp; <br />  <strong>Une reconnaissance sans dispositif</strong> <br />  Lisez l'article 1er avec attention. Après la phrase de reconnaissance, le verbe qui revient, quatre fois&nbsp;!, est révélateur : l'État « s'assigne pour objectif » la dépollution, l'accompagnement des professionnels, la recherche sur les pathologies féminines, et l'indemnisation de toutes les victimes. C’est beau comme un discours de Christiane Taubira. Mais tel que c’est parti les juridictions risquent de faire subir à ce texte le même mauvais sort que celui subit par la Loi n° 2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité. En effet, par l’arrêt du 5 février 2013, la Cour de cassation a considéré que cette déclaration d’intention «&nbsp;ne saurait être revêtue de la portée normative attachée à la loi&nbsp;». <br />  &nbsp;</div>    <blockquote>  <p style="text-align: justify;">Or « s'assigner un objectif » n'oblige à rien. C'est une intention, non une règle ; un cap, non une obligation ; un vœu, non un droit. <br />  </blockquote>    <div style="text-align: justify;"> <br />  Le doyen Jean Foyer avait, dès 1982, forgé une formule pour ces dispositions qui ont la forme de la loi sans en avoir la force : il les appelait des « neutrons législatifs », des textes dont la charge juridique est nulle. En 2005, le Conseil constitutionnel a fini par censurer les dispositions « manifestement dépourvues de toute portée normative ». Le Conseil d'État, dans ses rapports publics, dénonce de longue date ces lois bavardes qui légifèrent beaucoup et obligent peu. <br />   <br />  Le paradoxe atteint son comble sur l'indemnisation. La loi en fait un <em>objectif</em> — mais ne crée aucun fonds, n'ouvre aucun droit, ne fixe aucun barème. Elle se contente, à l'article 1er bis A, de demander un rapport sur « l'opportunité et la faisabilité » d'étendre le fonds d'indemnisation des victimes de pesticides. Autrement dit : une loi intitulée « indemniser les victimes » qui, au lieu d'indemniser, commande une étude sur la possibilité, un jour, peut-être, d'indemniser. La seule disposition réellement contraignante de tout l'article 1er n'est pas un engagement d'agir : c'est l'obligation, confiée à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, de <em>mesurer</em> ce qui aura été fait. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Des objectifs sans date, sans chiffrage, sans moyen clair et oubliant de mettre les profiteurs du chlordecone à contribution.</strong> <br />  Un objectif sérieux se reconnaît à trois marques : un chiffre, une échéance, un moyen. Cherchez-les ici, vous ne les trouverez pas. <br />  La dépollution des terres ? Aucune surface visée, aucun hectare, aucun calendrier. L'indemnisation ? Aucun montant, aucun bénéficiaire défini, aucune date. Et lorsqu'une date apparaît enfin, elle accuse le vice : l'article 1er bis exige un rapport « au plus tard le 1er janvier 2026 » — soit une échéance déjà expirée au moment où le texte est voté. Vestige des lectures antérieures, ce délai impossible en dit long sur l'attention portée à l'opérationnalité du dispositif. <br />   <br />  Restent les moyens. À l'article 2, la charge pour l'État est « compensée » par une taxe additionnelle sur les tabacs. Le lecteur averti reconnaîtra le gage de l'article 40 de la Constitution — cette béquille procédurale que l'on tend à toute initiative parlementaire créant une dépense. Soyons équitables envers les députés : la Constitution leur interdit de créer eux-mêmes une charge publique. Ce n'est donc pas à eux qu'il faut reprocher l'absence de financement, mais au choix de n'avoir pas, en amont, doté l'ambition affichée des crédits qui la rendraient crédible. Une promesse de réparation sans ligne budgétaire reste une promesse. <br />   <br />  <strong>La contradiction qu'aucun mot ne dissout</strong></div>    <blockquote>  <p style="text-align: justify;">Voici le point qui dérange. Au moment même où l'Assemblée proclame solennellement que « l'État reconnaît sa part de responsabilité », l'État — le même — conteste cette responsabilité devant le Conseil d'État. <br />  </blockquote>    <div style="text-align: justify;">Le rappel des faits est nécessaire. Le 11 mars 2025, la cour administrative d'appel de Paris a jugé que l'État avait commis des fautes de nature à engager sa responsabilité : autorisations et homologations fautives, carence dans la collecte des stocks, retard dans les contrôles et l'information des populations, désordre dans la conservation des archives. Sur le principe, l'État a perdu. Saisi d'un pourvoi, il demande aujourd'hui au Conseil d'État de défaire ce que les juges d'appel ont retenu. <br />   <br />  On objectera, à raison, que l'État n'est pas monolithique : le législateur qui reconnaît et le ministre qui plaide sont deux organes distincts. La distinction est juridiquement exacte. Elle est humainement vaine. Car pour la victime, l’homme qui craint une récidive fulgurante de son cancer de la prostate, pour la femme qui redoute pour l'enfant à naître, l'État est un. Et cet État unique (inique&nbsp;?) reconnaît d'une main ce qu'il refuse de l'autre. Que valent les mots de l'hémicycle si la voix de la République, à l'audience, dit le contraire ? On mesure l'écart à un détail qui n'en est pas un : les indemnités accordées par la cour aux quelques requérants qui ont obtenu gain de cause oscillent entre 5 000 et 10 000 euros. C'est l'étiage chiffré d'une reconnaissance que le texte voudrait, par ailleurs, solennelle. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Ce qu'il faudrait</strong> <br />  Montesquieu prévenait que « les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires ». Le risque, ici, n'est pas de mal faire, mais de faire trop peu en le disant trop fort et d'ajouter, à la longue liste des reconnaissances sans suite, une déclaration de plus. <br />   <br />  Pourtant, tout n'est pas vain dans ce texte, et l'honnêteté commande de le dire. En érigeant la recherche en priorité, la loi peut élargir le cercle, aujourd'hui étroit, des pathologies dont la justice admet la réparation (où sont les femmes&nbsp;? leurs pathologies n’ont pas été étudiées avec la même énergie que celles des hommes&nbsp;!). En ouvrant la porte d'une extension du fonds d'indemnisation, elle dessine la seule voie véritablement efficace : un dispositif collectif, plutôt que des contentieux individuels aux indemnités dérisoires. Et l'évaluation périodique, si elle est prise au sérieux, peut transformer un vœu en obligation de rendre des comptes. <br />   <br />  Encore faudrait-il franchir le seuil que la loi se contente de désigner. Aux objectifs, donner des chiffres, des dates, des moyens. Au rapport sur le fonds, substituer le fonds lui-même. Et, par-dessus tout, mettre fin à la contradiction : que l'État cesse de contester devant le juge la responsabilité qu'il reconnaît devant la Nation. <br />   <br />  Les victimes du chlordécone n'attendent pas un monument. Elles attendent du concret et de l’efficace. La reconnaissance était le premier mot. Il ne faudrait pas qu'il soit le dernier.</div>    <div align="center">  <hr align="center" size="2" width="100%" /></div>    <div style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong></div>    <ul>  	<li class="list" style="text-align: justify;"><a class="link" href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b2837_texte-adopte-commission.pdf">Proposition de loi n° 2837, Assemblée nationale, XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; législature, texte de la commission des affaires sociales, 27 mai 2026, <em>visant à reconnaître la responsabilité de l'État et à indemniser les victimes du chlordécone</em> (deuxième lecture).</a> </li>  	<li class="list" style="text-align: justify;">Cour administrative d'appel de Paris, 8&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; chambre, 11 mars 2025, n° 22PA03906, <em>M. Bartholet et autres</em>.</li>  	<li class="list" style="text-align: justify;">Conseil constitutionnel, décision n° 2005-512 DC du 21 avril 2005, <em>Loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école</em> (censure des dispositions « manifestement dépourvues de toute portée normative »).</li>  	<li class="list" style="text-align: justify;">Conseil d'État, <em>Rapport public 2006 — Sécurité juridique et complexité du droit</em> ; déjà, <em>Rapport public 1991 — De la sécurité juridique</em>.</li>  	<li class="list" style="text-align: justify;">Jean Foyer, Assemblée nationale, séance du 21 juin 1982 (origine de l'expression « neutron législatif »).</li>  	<li class="list" style="text-align: justify;">Montesquieu, <em>De l'esprit des lois</em> (1748), livre XXIX, chapitre XVI : « Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires ».</li>  	<li class="list" style="text-align: justify;">Étude Kannari, Santé publique France (résultats 2013, publiés en 2018), citée par l'arrêt précité.</li>  	<li class="list" style="text-align: justify;">Cass. crim., 5 février 2013, n° 11-85.909, FS-P+B+R&nbsp; la Chambre criminelle de la Cour de cassation ne l'a pas entendu ainsi puisqu'elle censure l'arrêt d'appel, au visa de la loi du 21 mai 2001, au motif que si cette loi "tend à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité, une telle disposition législative, ayant pour seul objet de reconnaître une infraction de cette nature, ne saurait être revêtue de la portée normative attachée à la loi et caractériser l'un des éléments constitutifs du délit d'apologie" de crime contre l'humanité. La Chambre criminelle se fonde, ainsi, sur le caractère non normatif de la loi "Taubira" reconnaissant la traite négrière et l'esclavage en tant que crime contre l'humanité pour dénier la constitution de l'infraction d'apologie de crime contre l'humanité en l'espèce. Ce faisant, la Haute juridiction refuse de confier à la loi la maîtrise de la qualification pénale des faits, laissant cette mission au seul juge pénal : si l'écriture de l'histoire ne relève sans doute pas de la fonction du législateur, il lui appartient encore moins de dicter au juge les faits qui doivent constituer une qualification pénale au nom d'une vérité historique officielle. La loi, exclue du pouvoir de qualification pénale des faits. (…)&nbsp; En affirmant qu'une disposition législative, ayant pour seul objet de reconnaître un crime contre l'humanité, "ne saurait être revêtue de la portée normative attachée à la loi et caractériser l'un des éléments constitutifs du délit d'apologie", la Haute juridiction entend, en effet, dénier au législateur tout pouvoir concernant la qualification pénale des faits. (…)&nbsp; il n'appartient pas au législateur, sous peine d'empiéter sur le rôle du juge et de méconnaître le principe de séparation des pouvoirs, de dire si certains évènements doivent être pénalement qualifiés de crime contre l'humanité, qualification qui s'imposerait au juge au nom d'une vérité historique "officielle".&nbsp; Le juge, maître de la qualification pénale des faits. C'est donc au juge pénal, et seulement au juge, qu'il appartient de qualifier les faits (…) . A chacun sa mission, à chacun sa compétence : "l'Histoire aux historiens, la mémoire au peuple, la détermination des infractions à la loi, la qualification des faits au juge" <a class="link" href="https://www.lexbase.fr/article-juridique/8036876-jurisprudence-la-loi-memorielle-le-juge-penal-etlhistoire" target="_blank">https://www.lexbase.fr/article-juridique/8036876-jurisprudence-la-loi-memorielle-le-juge-penal-etlhistoire</a> </li>  	<li class="list" style="text-align: justify;">P. Puig, La loi peut-elle sanctuariser l'Histoire ? (à propos de la loi visant à réprimer la contestation de l'existence des génocides reconnus par la loi et la décision du Conseil constitutionnel du 28 février 2012, Cons. const., décision n° 2012-647A5562IDD]), RTDCiv., 2012 p. 78. "L'obsession mémorielle envahit notre législateur comme si, incapable d'écrire l'avenir, il préférait réécrire le passé, comme si la loi, dévalorisée depuis des lustres dans sa fonction normative, cherchait à conquérir de nouvelles lettres de noblesse dans une fonction symbolique, voire politique, en s'élevant au-dessus de la règle de droit"-&nbsp;</li>  </ul>    <div style="text-align: justify;">&nbsp; <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.leguevaques.com/Chlordecone-une-loi-qui-reconnait-un-Etat-qui-conteste_a959.html" />
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   <title>Appel unitaire : "Justice pour les victimes du chlordecone et de l'agent orange"</title>
   <updated>2026-05-31T16:52:00+02:00</updated>
   <id>https://www.leguevaques.com/Appel-unitaire-Justice-pour-les-victimes-du-chlordecone-et-de-l-agent-orange_a958.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.leguevaques.com/photo/art/imagette/96790648-67469947.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-05-31T16:23:00+02:00</published>
   <author><name>Christophe LEGUEVAQUES</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
(communiqué de presse)     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/96790648-67469947.jpg?v=1780238899" alt="Appel unitaire : "Justice pour les victimes du chlordecone et de l'agent orange"" title="Appel unitaire : "Justice pour les victimes du chlordecone et de l'agent orange"" />
     </div>
     <div>
      Le samedi 20 juin à Bastille. <strong>Diaspora Solidaires avec les victimes de l’empoisonnement colonial</strong> et le <strong>Collectif Vietnam Dioxine</strong> qui luttent pour obtenir justice et réparations à la suite de l’empoisonnement au chlordecone en Guadeloupe et en Martinique et à l'agent orange au Vietnam, Cambodge et Laos, joignent leur force pour organiser un rassemblement contre le colonialisme chimique et pour une écologie décoloniale. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Le 16 juin</strong> aura lieu l'audience du procès en Cassation de Tran To Nga contre les firmes ayant produit ou commercialisé l'agent orange. Pour rappel, intenté depuis 2014, le procès en première instance au Tribunal d'Evry en 2021 s'est soldé par un rejet de la plainte, confirmé par la Cour d’Appel de Paris en 2024.Ce pourvoi en cassation constitue la dernière chance pour Tran TaNga de condamner Monsanto, Dow Chemical et (les autres compagnies) ,et rendre justice pour les 3 millions de victimes au Vietnam.Cambodge et<strong> </strong>au<strong>&nbsp;</strong>Laos. <br />   <br />  Également. <strong>le 22 juin. </strong>la cour d’appel de Paris rendra sa décision sur l'appel formé contre l’ordonnance de non-lieu du 2 janvier 2023 dans l'affaire pénale dite de la « pollution au chlordecone », ouverte notamment pour empoisonnement, mise en danger de la vie d'autrui et administration de substances nuisibles. Après plus de quinze ans d'instruction. ce non-lieu a été vécu comme un véritable déni de justice par les populations de Guadeloupe et de Martinique. Alors que l'empoisonnement des terres. des eaux.de l'alimentation et des corps est documenté, aucune responsabilité pénale n'a, à ce jour,été reconnue.L'extension récente de la Charte sociale européenne aux outre-mer oblige désormais l’Etat français à assumer juridiquement ce scandale sanitaire, environnemental et colonial. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Nous exigeons reconnaissance, justice et réparations pour les victimes du chlordecone et de l’agent orange.</strong> <br />  &nbsp; <br />  A l'heure où les causes des cancers reliés aux empoisonnements sont politisées, où les victimes des pesticides prennent la parole, il est essentiel de rappeler que les premières victimes de ces poisons sont les territoires anciennement colonisés, territoires où les populations et leur environnement sont considérés comme sacrificiels. <br />  &nbsp; <br />  Les ravages de l'agrochimie continuent. que ça soit en France ou à l'international et ils sont la preuve que le colonialisme chimique prospère, peu les profits des entreprises capitalistes, avec la bénédiction et le concours de nos Gouvernements. <br />  &nbsp; <br />  En France. le chlordécooe rappelle que le colonialisme n'appartient pas seulement au passé. En Guadeloupe et en Martinique. ce pesticide a été utilisé pendant des décennies dans les bananeraies, au service d'une économie de plantation dominée par de grands intérêts privés, notamment békés, malgré les alertes sur sa dangerosité. les conséquences sont toujours là : pollution durable des sols et de la chaîne alimentaire. exposition massive des populations. difficultés à faire reconnaître les maladies professionnelles et/ou environnementales, indemnisations dérisoires, mépris institutionnel. Cette catastrophe s'inscrit dans un système plus large : vie chère, dépendance alimentaire. concentration économique, pesticides imposés aux peuples et aux territoires non considérés. Le chlordécone n'est pas un accident: c'est le produit d'un ordre colonial, capitaliste et agrochimique qui continue de protéger les profits plutôt que les vies. <br />  &nbsp; <br />  A l'international, des substances toxiques interdites en Europe sont envoyées dans les pays du Sud global comme au Brésil comme l'a prouvé l’action en novembre dernier contre une usine de &nbsp;BASF dans l'Orne. <br />  &nbsp; <br />  Plus largement les entreprises qui fabriquent les produits chimiques comme l'agent orange ou le chlordécone continuent de fournir des produits pour un usage militaire. que ce soit des herbicides ou du phosphore blanc utilisés à Gaza et au Liban, ou d'autres armes chimiques utilisées au Sahara Occidental, au Kurdistan ou ailleurs. <br />  &nbsp; <br />  <a class="link" href="https://docs.google.com/forms/u/0/d/e/1FAIpQLSeQU0knzmy_DceFXIrNjkr6nnA2Q2ce3ujlAWjnDJ1D6uQWWg/formResponse?pli=1" target="_blank"><strong>Soyez nombreux-se-s à signer cet appel unitaire et à vous mobiliser pour nous aider à préparer cette échéance et pour soutenir les luttes pour une écologie décoloniale et contre le colonialisme chimique.</strong></a>  <br />  &nbsp;  <div style="text-align: right;"><em>Diasporas Solida</em><em>i</em><em>res </em><em>Avec les </em><em>Victimes </em><em>de l'Empoisonnement Colonial</em> <br />  <em>Collectif Vietnam</em><em>&nbsp;Dio</em><em>x</em><em>ine</em> <br />  &nbsp;</div>  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Procédure pénale - Moteurs diesel 1.5 BlueHDi : complément de plainte contre le Groupe STELLANTIS</title>
   <updated>2026-04-27T11:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.leguevaques.com/Procedure-penale-Moteurs-diesel-1-5-BlueHDi-complement-de-plainte-contre-le-Groupe-STELLANTIS_a957.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.leguevaques.com/photo/art/imagette/96274106-67150721.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-04-27T11:07:00+02:00</published>
   <author><name>Christophe LEGUEVAQUES</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de presse - 27 avril 2026     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/96274106-67150721.jpg?v=1777280946" alt="Procédure pénale - Moteurs diesel 1.5 BlueHDi : complément de plainte contre le Groupe STELLANTIS" title="Procédure pénale - Moteurs diesel 1.5 BlueHDi : complément de plainte contre le Groupe STELLANTIS" />
     </div>
     <div>
      &nbsp;<strong><u>Le 24 avril 2026</u></strong><strong>,</strong> <strong>un complément de plainte</strong> <strong>regroupant plusieurs dizaines de plaignants concernant les problèmes affectant les moteurs diesel 1.5 BlueHDi</strong> a été transmis par notre cabinet au Procureur de la République de Nanterre visant plusieurs sociétés du <strong>Groupe STELLANTIS</strong>. <br />  &nbsp; <br />  Ce complément de plainte fait suite à une première plainte déposée le 02 février 2026 pour 38 propriétaires ou anciens propriétaires de véhicules de marques PEUGEOT, CITROËN et OPEL auprès des services du Parquet de VERSAILLES, territorialement compétent. <br />  &nbsp; <br />  <u>Le 05 février 2026</u>, le Parquet de Versailles nous a informés de la transmission des plaintes concernant les <strong>moteurs BlueHDi </strong>(dépôt en février 2026) et les<strong> moteurs PureTech (</strong>dépôt en février 2025) au Parquet de Nanterre en sa qualité de Pôle régional économique (PRE) conformément aux dispositions de l’article 704 du Code de procédure pénale. <br />  &nbsp; <br />  Ces plaintes visent les chefs d’infraction suivants&nbsp;: <br />  &nbsp;  <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0">  	<tbody>  		<tr>  			<td style="width:302px;">  			<ul>  				<li class="list"><em>tromperie aggravée&nbsp;</em></li>  			</ul>  			</td>  			<td style="width:302px;">  			<ul>  				<li class="list"><em>pratiques commerciales trompeuses</em></li>  			</ul>  			</td>  		</tr>  		<tr>  			<td style="width:302px;">  			<ul>  				<li class="list"><em>non information des acquéreurs d’un produit de sa non-conformité portant sur une qualité substantielle&nbsp;</em></li>  			</ul>  			</td>  			<td style="width:302px;">  			<ul>  				<li class="list"><em>escroquerie</em></li>  			</ul>  			</td>  		</tr>  		<tr>  			<td style="width:302px;">  			<ul>  				<li class="list"><em>mise en danger de la vie d’autrui.</em></li>  			</ul>  			</td>  			<td style="width:302px;">&nbsp;</td>  		</tr>  	</tbody>  </table>  &nbsp; <br />  À ce stade, <strong>près d’un millier de consommateurs</strong> sont déjà plaignants. Ils seront rejoints prochainement par plus d’un millier de nouveaux plaignants. <br />  &nbsp; <br />  Nous remercions les plus de 2.000 clients qui nous ont accordé leur confiance pour assurer la défense de leurs intérêts. <br />  &nbsp; <br />  Nous invitons les propriétaires et anciens propriétaires des véhicules équipés desdits moteurs concernés à <strong>rejoindre le collectif</strong> <em>via</em> la plateforme d’actions collectives MyLEO&nbsp;: <br />  &nbsp;  <ul>  	<li class="list"><strong>Pour les moteurs diesel 1.5 BlueHDi&nbsp;: </strong><a class="link" href="https://myleo.legal/fr/products/bluehdi"><strong>https://myleo.legal/fr/products/bluehdi</strong></a>  (inscriptions toujours ouvertes)</li>  </ul>  &nbsp;    <ul>  	<li class="list"><strong>Pour les moteurs essence 1.0 et 1.2 PureTech : </strong><a class="link" href="https://myleo.legal/fr/products/stellantis-puretech-penal"><strong>https://myleo.legal/fr/products/stellantis-puretech-penal</strong></a>  (inscriptions toujours ouvertes)</li>  </ul>  &nbsp; <br />  L’objectif de ces dépôts de plaintes et de leurs compléments était d’initier une enquête pénale, portée par une mobilisation appelée à se renforcer encore dans les prochains mois, afin d’engager la responsabilité du Groupe STELLANTIS au regard des faits dénoncés. <br />  &nbsp; <br />  Conscient de la charge importante de travail que ce type de dossier représente pour les juridictions, le cabinet espère que l’enquête ouverte pourra rapidement avancer et se tient à la disposition de la justice pour apporter son assistance. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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