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  <title>Christophe Leguevaques Avocat barreau Paris-Toulouse </title>
  <description><![CDATA[Christophe Leguevaques, avocat et docteur en droit, il a créé Mysmartcab devenu MyLeo, plateforme d'actions collectives conjointes ,  juriste conseil d'entreprise, procès litiges, droit des affaires et responsabilité Inde investissement, action de groupe, class action]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-17T20:42:49+02:00</dc:date>
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   <title>Chlordécone : une loi qui reconnaît, un État qui conteste</title>
   <pubDate>Tue, 02 Jun 2026 22:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christophe LEGUEVAQUES</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'Assemblée nationale vient d'adopter, en deuxième lecture, une proposition de loi « visant à reconnaître la responsabilité de l'État et à indemniser les victimes du chlordécone ». Le geste est juste. Il était attendu. Mais une loi qui reconnaît sans réparer, qui fixe des objectifs sans date ni chiffre, et qui proclame à la tribune une responsabilité que l'État conteste au même moment devant le Conseil d'État, mérite qu'on en pèse exactement la portée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/96823149-67490922.jpg?v=1780432061" alt="Chlordécone : une loi qui reconnaît, un État qui conteste" title="Chlordécone : une loi qui reconnaît, un État qui conteste" />
     </div>
     <div>
      <div style="text-align: justify;">&nbsp;</div>    <div align="center">  <hr align="center" size="2" width="100%" /></div>    <div style="text-align: justify;">Il est des poisons pressés et des poisons patients. Le chlordécone appartient à la seconde espèce. Répandu sur les bananeraies de Guadeloupe et de Martinique pendant plus de vingt ans, il a gagné les sols, les rivières, les œufs, la viande et la chair des poissons et, par elles, celle des hommes. Singulière cruauté de cette molécule : elle quitte le corps humain en quelques mois, mais demeure dans la terre pour des décennies, sans que la science sache aujourd'hui l'en déloger. On a ainsi des organismes qui se purifient et un environnement qui les recontamine. En 2013, l'étude Kannari révélait que neuf Antillais sur dix portaient du chlordécone dans le sang. <br />  C'est à cette permanence-là — minérale, têtue, presque géologique — que le législateur a voulu répondre. Par des mots. <br />   <br />  Et d'abord, rendons justice à l'intention. Après des décennies de silence, de déni et de rapports enterrés, qu'une assemblée écrive noir sur blanc que « l'État reconnaît sa part de responsabilité » n'est pas rien. Pour les familles qui attendent depuis vingt ans, pour les pêcheurs contraints d'abandonner leur métier, pour ceux que je représente devant les juridictions administratives ou pénales, cette reconnaissance a une valeur morale réelle. La réparation symbolique est une réparation. On ne la dédaignera pas.</div>    <blockquote>  <div style="text-align: justify;">Mais une loi n'est pas un monument. Elle est, ou devrait être, opérative et entrainer des effets aussi juridiques que positifs. Et c'est là que le texte déçoit.</div>  </blockquote>    <div style="text-align: justify;">&nbsp; <br />  <strong>Une reconnaissance sans dispositif</strong> <br />  Lisez l'article 1er avec attention. Après la phrase de reconnaissance, le verbe qui revient, quatre fois&nbsp;!, est révélateur : l'État « s'assigne pour objectif » la dépollution, l'accompagnement des professionnels, la recherche sur les pathologies féminines, et l'indemnisation de toutes les victimes. C’est beau comme un discours de Christiane Taubira. Mais tel que c’est parti les juridictions risquent de faire subir à ce texte le même mauvais sort que celui subit par la Loi n° 2001-434 du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité. En effet, par l’arrêt du 5 février 2013, la Cour de cassation a considéré que cette déclaration d’intention «&nbsp;ne saurait être revêtue de la portée normative attachée à la loi&nbsp;». <br />  &nbsp;</div>    <blockquote>  <p style="text-align: justify;">Or « s'assigner un objectif » n'oblige à rien. C'est une intention, non une règle ; un cap, non une obligation ; un vœu, non un droit. <br />  </blockquote>    <div style="text-align: justify;"> <br />  Le doyen Jean Foyer avait, dès 1982, forgé une formule pour ces dispositions qui ont la forme de la loi sans en avoir la force : il les appelait des « neutrons législatifs », des textes dont la charge juridique est nulle. En 2005, le Conseil constitutionnel a fini par censurer les dispositions « manifestement dépourvues de toute portée normative ». Le Conseil d'État, dans ses rapports publics, dénonce de longue date ces lois bavardes qui légifèrent beaucoup et obligent peu. <br />   <br />  Le paradoxe atteint son comble sur l'indemnisation. La loi en fait un <em>objectif</em> — mais ne crée aucun fonds, n'ouvre aucun droit, ne fixe aucun barème. Elle se contente, à l'article 1er bis A, de demander un rapport sur « l'opportunité et la faisabilité » d'étendre le fonds d'indemnisation des victimes de pesticides. Autrement dit : une loi intitulée « indemniser les victimes » qui, au lieu d'indemniser, commande une étude sur la possibilité, un jour, peut-être, d'indemniser. La seule disposition réellement contraignante de tout l'article 1er n'est pas un engagement d'agir : c'est l'obligation, confiée à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, de <em>mesurer</em> ce qui aura été fait. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Des objectifs sans date, sans chiffrage, sans moyen clair et oubliant de mettre les profiteurs du chlordecone à contribution.</strong> <br />  Un objectif sérieux se reconnaît à trois marques : un chiffre, une échéance, un moyen. Cherchez-les ici, vous ne les trouverez pas. <br />  La dépollution des terres ? Aucune surface visée, aucun hectare, aucun calendrier. L'indemnisation ? Aucun montant, aucun bénéficiaire défini, aucune date. Et lorsqu'une date apparaît enfin, elle accuse le vice : l'article 1er bis exige un rapport « au plus tard le 1er janvier 2026 » — soit une échéance déjà expirée au moment où le texte est voté. Vestige des lectures antérieures, ce délai impossible en dit long sur l'attention portée à l'opérationnalité du dispositif. <br />   <br />  Restent les moyens. À l'article 2, la charge pour l'État est « compensée » par une taxe additionnelle sur les tabacs. Le lecteur averti reconnaîtra le gage de l'article 40 de la Constitution — cette béquille procédurale que l'on tend à toute initiative parlementaire créant une dépense. Soyons équitables envers les députés : la Constitution leur interdit de créer eux-mêmes une charge publique. Ce n'est donc pas à eux qu'il faut reprocher l'absence de financement, mais au choix de n'avoir pas, en amont, doté l'ambition affichée des crédits qui la rendraient crédible. Une promesse de réparation sans ligne budgétaire reste une promesse. <br />   <br />  <strong>La contradiction qu'aucun mot ne dissout</strong></div>    <blockquote>  <p style="text-align: justify;">Voici le point qui dérange. Au moment même où l'Assemblée proclame solennellement que « l'État reconnaît sa part de responsabilité », l'État — le même — conteste cette responsabilité devant le Conseil d'État. <br />  </blockquote>    <div style="text-align: justify;">Le rappel des faits est nécessaire. Le 11 mars 2025, la cour administrative d'appel de Paris a jugé que l'État avait commis des fautes de nature à engager sa responsabilité : autorisations et homologations fautives, carence dans la collecte des stocks, retard dans les contrôles et l'information des populations, désordre dans la conservation des archives. Sur le principe, l'État a perdu. Saisi d'un pourvoi, il demande aujourd'hui au Conseil d'État de défaire ce que les juges d'appel ont retenu. <br />   <br />  On objectera, à raison, que l'État n'est pas monolithique : le législateur qui reconnaît et le ministre qui plaide sont deux organes distincts. La distinction est juridiquement exacte. Elle est humainement vaine. Car pour la victime, l’homme qui craint une récidive fulgurante de son cancer de la prostate, pour la femme qui redoute pour l'enfant à naître, l'État est un. Et cet État unique (inique&nbsp;?) reconnaît d'une main ce qu'il refuse de l'autre. Que valent les mots de l'hémicycle si la voix de la République, à l'audience, dit le contraire ? On mesure l'écart à un détail qui n'en est pas un : les indemnités accordées par la cour aux quelques requérants qui ont obtenu gain de cause oscillent entre 5 000 et 10 000 euros. C'est l'étiage chiffré d'une reconnaissance que le texte voudrait, par ailleurs, solennelle. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Ce qu'il faudrait</strong> <br />  Montesquieu prévenait que « les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires ». Le risque, ici, n'est pas de mal faire, mais de faire trop peu en le disant trop fort et d'ajouter, à la longue liste des reconnaissances sans suite, une déclaration de plus. <br />   <br />  Pourtant, tout n'est pas vain dans ce texte, et l'honnêteté commande de le dire. En érigeant la recherche en priorité, la loi peut élargir le cercle, aujourd'hui étroit, des pathologies dont la justice admet la réparation (où sont les femmes&nbsp;? leurs pathologies n’ont pas été étudiées avec la même énergie que celles des hommes&nbsp;!). En ouvrant la porte d'une extension du fonds d'indemnisation, elle dessine la seule voie véritablement efficace : un dispositif collectif, plutôt que des contentieux individuels aux indemnités dérisoires. Et l'évaluation périodique, si elle est prise au sérieux, peut transformer un vœu en obligation de rendre des comptes. <br />   <br />  Encore faudrait-il franchir le seuil que la loi se contente de désigner. Aux objectifs, donner des chiffres, des dates, des moyens. Au rapport sur le fonds, substituer le fonds lui-même. Et, par-dessus tout, mettre fin à la contradiction : que l'État cesse de contester devant le juge la responsabilité qu'il reconnaît devant la Nation. <br />   <br />  Les victimes du chlordécone n'attendent pas un monument. Elles attendent du concret et de l’efficace. La reconnaissance était le premier mot. Il ne faudrait pas qu'il soit le dernier.</div>    <div align="center">  <hr align="center" size="2" width="100%" /></div>    <div style="text-align: justify;"><strong>Sources</strong></div>    <ul>  	<li class="list" style="text-align: justify;"><a class="link" href="https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b2837_texte-adopte-commission.pdf">Proposition de loi n° 2837, Assemblée nationale, XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; législature, texte de la commission des affaires sociales, 27 mai 2026, <em>visant à reconnaître la responsabilité de l'État et à indemniser les victimes du chlordécone</em> (deuxième lecture).</a> </li>  	<li class="list" style="text-align: justify;">Cour administrative d'appel de Paris, 8&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; chambre, 11 mars 2025, n° 22PA03906, <em>M. Bartholet et autres</em>.</li>  	<li class="list" style="text-align: justify;">Conseil constitutionnel, décision n° 2005-512 DC du 21 avril 2005, <em>Loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école</em> (censure des dispositions « manifestement dépourvues de toute portée normative »).</li>  	<li class="list" style="text-align: justify;">Conseil d'État, <em>Rapport public 2006 — Sécurité juridique et complexité du droit</em> ; déjà, <em>Rapport public 1991 — De la sécurité juridique</em>.</li>  	<li class="list" style="text-align: justify;">Jean Foyer, Assemblée nationale, séance du 21 juin 1982 (origine de l'expression « neutron législatif »).</li>  	<li class="list" style="text-align: justify;">Montesquieu, <em>De l'esprit des lois</em> (1748), livre XXIX, chapitre XVI : « Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires ».</li>  	<li class="list" style="text-align: justify;">Étude Kannari, Santé publique France (résultats 2013, publiés en 2018), citée par l'arrêt précité.</li>  	<li class="list" style="text-align: justify;">Cass. crim., 5 février 2013, n° 11-85.909, FS-P+B+R&nbsp; la Chambre criminelle de la Cour de cassation ne l'a pas entendu ainsi puisqu'elle censure l'arrêt d'appel, au visa de la loi du 21 mai 2001, au motif que si cette loi "tend à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité, une telle disposition législative, ayant pour seul objet de reconnaître une infraction de cette nature, ne saurait être revêtue de la portée normative attachée à la loi et caractériser l'un des éléments constitutifs du délit d'apologie" de crime contre l'humanité. La Chambre criminelle se fonde, ainsi, sur le caractère non normatif de la loi "Taubira" reconnaissant la traite négrière et l'esclavage en tant que crime contre l'humanité pour dénier la constitution de l'infraction d'apologie de crime contre l'humanité en l'espèce. Ce faisant, la Haute juridiction refuse de confier à la loi la maîtrise de la qualification pénale des faits, laissant cette mission au seul juge pénal : si l'écriture de l'histoire ne relève sans doute pas de la fonction du législateur, il lui appartient encore moins de dicter au juge les faits qui doivent constituer une qualification pénale au nom d'une vérité historique officielle. La loi, exclue du pouvoir de qualification pénale des faits. (…)&nbsp; En affirmant qu'une disposition législative, ayant pour seul objet de reconnaître un crime contre l'humanité, "ne saurait être revêtue de la portée normative attachée à la loi et caractériser l'un des éléments constitutifs du délit d'apologie", la Haute juridiction entend, en effet, dénier au législateur tout pouvoir concernant la qualification pénale des faits. (…)&nbsp; il n'appartient pas au législateur, sous peine d'empiéter sur le rôle du juge et de méconnaître le principe de séparation des pouvoirs, de dire si certains évènements doivent être pénalement qualifiés de crime contre l'humanité, qualification qui s'imposerait au juge au nom d'une vérité historique "officielle".&nbsp; Le juge, maître de la qualification pénale des faits. C'est donc au juge pénal, et seulement au juge, qu'il appartient de qualifier les faits (…) . A chacun sa mission, à chacun sa compétence : "l'Histoire aux historiens, la mémoire au peuple, la détermination des infractions à la loi, la qualification des faits au juge" <a class="link" href="https://www.lexbase.fr/article-juridique/8036876-jurisprudence-la-loi-memorielle-le-juge-penal-etlhistoire" target="_blank">https://www.lexbase.fr/article-juridique/8036876-jurisprudence-la-loi-memorielle-le-juge-penal-etlhistoire</a> </li>  	<li class="list" style="text-align: justify;">P. Puig, La loi peut-elle sanctuariser l'Histoire ? (à propos de la loi visant à réprimer la contestation de l'existence des génocides reconnus par la loi et la décision du Conseil constitutionnel du 28 février 2012, Cons. const., décision n° 2012-647A5562IDD]), RTDCiv., 2012 p. 78. "L'obsession mémorielle envahit notre législateur comme si, incapable d'écrire l'avenir, il préférait réécrire le passé, comme si la loi, dévalorisée depuis des lustres dans sa fonction normative, cherchait à conquérir de nouvelles lettres de noblesse dans une fonction symbolique, voire politique, en s'élevant au-dessus de la règle de droit"-&nbsp;</li>  </ul>    <div style="text-align: justify;">&nbsp; <br />  &nbsp;</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Appel unitaire : "Justice pour les victimes du chlordecone et de l'agent orange"</title>
   <pubDate>Sun, 31 May 2026 16:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christophe LEGUEVAQUES</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   (communiqué de presse)     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/96790648-67469947.jpg?v=1780238899" alt="Appel unitaire : "Justice pour les victimes du chlordecone et de l'agent orange"" title="Appel unitaire : "Justice pour les victimes du chlordecone et de l'agent orange"" />
     </div>
     <div>
      Le samedi 20 juin à Bastille. <strong>Diaspora Solidaires avec les victimes de l’empoisonnement colonial</strong> et le <strong>Collectif Vietnam Dioxine</strong> qui luttent pour obtenir justice et réparations à la suite de l’empoisonnement au chlordecone en Guadeloupe et en Martinique et à l'agent orange au Vietnam, Cambodge et Laos, joignent leur force pour organiser un rassemblement contre le colonialisme chimique et pour une écologie décoloniale. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Le 16 juin</strong> aura lieu l'audience du procès en Cassation de Tran To Nga contre les firmes ayant produit ou commercialisé l'agent orange. Pour rappel, intenté depuis 2014, le procès en première instance au Tribunal d'Evry en 2021 s'est soldé par un rejet de la plainte, confirmé par la Cour d’Appel de Paris en 2024.Ce pourvoi en cassation constitue la dernière chance pour Tran TaNga de condamner Monsanto, Dow Chemical et (les autres compagnies) ,et rendre justice pour les 3 millions de victimes au Vietnam.Cambodge et<strong> </strong>au<strong>&nbsp;</strong>Laos. <br />   <br />  Également. <strong>le 22 juin. </strong>la cour d’appel de Paris rendra sa décision sur l'appel formé contre l’ordonnance de non-lieu du 2 janvier 2023 dans l'affaire pénale dite de la « pollution au chlordecone », ouverte notamment pour empoisonnement, mise en danger de la vie d'autrui et administration de substances nuisibles. Après plus de quinze ans d'instruction. ce non-lieu a été vécu comme un véritable déni de justice par les populations de Guadeloupe et de Martinique. Alors que l'empoisonnement des terres. des eaux.de l'alimentation et des corps est documenté, aucune responsabilité pénale n'a, à ce jour,été reconnue.L'extension récente de la Charte sociale européenne aux outre-mer oblige désormais l’Etat français à assumer juridiquement ce scandale sanitaire, environnemental et colonial. <br />  &nbsp; <br />  <strong>Nous exigeons reconnaissance, justice et réparations pour les victimes du chlordecone et de l’agent orange.</strong> <br />  &nbsp; <br />  A l'heure où les causes des cancers reliés aux empoisonnements sont politisées, où les victimes des pesticides prennent la parole, il est essentiel de rappeler que les premières victimes de ces poisons sont les territoires anciennement colonisés, territoires où les populations et leur environnement sont considérés comme sacrificiels. <br />  &nbsp; <br />  Les ravages de l'agrochimie continuent. que ça soit en France ou à l'international et ils sont la preuve que le colonialisme chimique prospère, peu les profits des entreprises capitalistes, avec la bénédiction et le concours de nos Gouvernements. <br />  &nbsp; <br />  En France. le chlordécooe rappelle que le colonialisme n'appartient pas seulement au passé. En Guadeloupe et en Martinique. ce pesticide a été utilisé pendant des décennies dans les bananeraies, au service d'une économie de plantation dominée par de grands intérêts privés, notamment békés, malgré les alertes sur sa dangerosité. les conséquences sont toujours là : pollution durable des sols et de la chaîne alimentaire. exposition massive des populations. difficultés à faire reconnaître les maladies professionnelles et/ou environnementales, indemnisations dérisoires, mépris institutionnel. Cette catastrophe s'inscrit dans un système plus large : vie chère, dépendance alimentaire. concentration économique, pesticides imposés aux peuples et aux territoires non considérés. Le chlordécone n'est pas un accident: c'est le produit d'un ordre colonial, capitaliste et agrochimique qui continue de protéger les profits plutôt que les vies. <br />  &nbsp; <br />  A l'international, des substances toxiques interdites en Europe sont envoyées dans les pays du Sud global comme au Brésil comme l'a prouvé l’action en novembre dernier contre une usine de &nbsp;BASF dans l'Orne. <br />  &nbsp; <br />  Plus largement les entreprises qui fabriquent les produits chimiques comme l'agent orange ou le chlordécone continuent de fournir des produits pour un usage militaire. que ce soit des herbicides ou du phosphore blanc utilisés à Gaza et au Liban, ou d'autres armes chimiques utilisées au Sahara Occidental, au Kurdistan ou ailleurs. <br />  &nbsp; <br />  <a class="link" href="https://docs.google.com/forms/u/0/d/e/1FAIpQLSeQU0knzmy_DceFXIrNjkr6nnA2Q2ce3ujlAWjnDJ1D6uQWWg/formResponse?pli=1" target="_blank"><strong>Soyez nombreux-se-s à signer cet appel unitaire et à vous mobiliser pour nous aider à préparer cette échéance et pour soutenir les luttes pour une écologie décoloniale et contre le colonialisme chimique.</strong></a>  <br />  &nbsp;  <div style="text-align: right;"><em>Diasporas Solida</em><em>i</em><em>res </em><em>Avec les </em><em>Victimes </em><em>de l'Empoisonnement Colonial</em> <br />  <em>Collectif Vietnam</em><em>&nbsp;Dio</em><em>x</em><em>ine</em> <br />  &nbsp;</div>  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.leguevaques.com/Appel-unitaire-Justice-pour-les-victimes-du-chlordecone-et-de-l-agent-orange_a958.html</link>
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   <title>Procédure pénale - Moteurs diesel 1.5 BlueHDi : complément de plainte contre le Groupe STELLANTIS</title>
   <pubDate>Mon, 27 Apr 2026 11:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christophe LEGUEVAQUES</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de presse - 27 avril 2026     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.leguevaques.com/photo/art/default/96274106-67150721.jpg?v=1777280946" alt="Procédure pénale - Moteurs diesel 1.5 BlueHDi : complément de plainte contre le Groupe STELLANTIS" title="Procédure pénale - Moteurs diesel 1.5 BlueHDi : complément de plainte contre le Groupe STELLANTIS" />
     </div>
     <div>
      &nbsp;<strong><u>Le 24 avril 2026</u></strong><strong>,</strong> <strong>un complément de plainte</strong> <strong>regroupant plusieurs dizaines de plaignants concernant les problèmes affectant les moteurs diesel 1.5 BlueHDi</strong> a été transmis par notre cabinet au Procureur de la République de Nanterre visant plusieurs sociétés du <strong>Groupe STELLANTIS</strong>. <br />  &nbsp; <br />  Ce complément de plainte fait suite à une première plainte déposée le 02 février 2026 pour 38 propriétaires ou anciens propriétaires de véhicules de marques PEUGEOT, CITROËN et OPEL auprès des services du Parquet de VERSAILLES, territorialement compétent. <br />  &nbsp; <br />  <u>Le 05 février 2026</u>, le Parquet de Versailles nous a informés de la transmission des plaintes concernant les <strong>moteurs BlueHDi </strong>(dépôt en février 2026) et les<strong> moteurs PureTech (</strong>dépôt en février 2025) au Parquet de Nanterre en sa qualité de Pôle régional économique (PRE) conformément aux dispositions de l’article 704 du Code de procédure pénale. <br />  &nbsp; <br />  Ces plaintes visent les chefs d’infraction suivants&nbsp;: <br />  &nbsp;  <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0">  	<tbody>  		<tr>  			<td style="width:302px;">  			<ul>  				<li class="list"><em>tromperie aggravée&nbsp;</em></li>  			</ul>  			</td>  			<td style="width:302px;">  			<ul>  				<li class="list"><em>pratiques commerciales trompeuses</em></li>  			</ul>  			</td>  		</tr>  		<tr>  			<td style="width:302px;">  			<ul>  				<li class="list"><em>non information des acquéreurs d’un produit de sa non-conformité portant sur une qualité substantielle&nbsp;</em></li>  			</ul>  			</td>  			<td style="width:302px;">  			<ul>  				<li class="list"><em>escroquerie</em></li>  			</ul>  			</td>  		</tr>  		<tr>  			<td style="width:302px;">  			<ul>  				<li class="list"><em>mise en danger de la vie d’autrui.</em></li>  			</ul>  			</td>  			<td style="width:302px;">&nbsp;</td>  		</tr>  	</tbody>  </table>  &nbsp; <br />  À ce stade, <strong>près d’un millier de consommateurs</strong> sont déjà plaignants. Ils seront rejoints prochainement par plus d’un millier de nouveaux plaignants. <br />  &nbsp; <br />  Nous remercions les plus de 2.000 clients qui nous ont accordé leur confiance pour assurer la défense de leurs intérêts. <br />  &nbsp; <br />  Nous invitons les propriétaires et anciens propriétaires des véhicules équipés desdits moteurs concernés à <strong>rejoindre le collectif</strong> <em>via</em> la plateforme d’actions collectives MyLEO&nbsp;: <br />  &nbsp;  <ul>  	<li class="list"><strong>Pour les moteurs diesel 1.5 BlueHDi&nbsp;: </strong><a class="link" href="https://myleo.legal/fr/products/bluehdi"><strong>https://myleo.legal/fr/products/bluehdi</strong></a>  (inscriptions toujours ouvertes)</li>  </ul>  &nbsp;    <ul>  	<li class="list"><strong>Pour les moteurs essence 1.0 et 1.2 PureTech : </strong><a class="link" href="https://myleo.legal/fr/products/stellantis-puretech-penal"><strong>https://myleo.legal/fr/products/stellantis-puretech-penal</strong></a>  (inscriptions toujours ouvertes)</li>  </ul>  &nbsp; <br />  L’objectif de ces dépôts de plaintes et de leurs compléments était d’initier une enquête pénale, portée par une mobilisation appelée à se renforcer encore dans les prochains mois, afin d’engager la responsabilité du Groupe STELLANTIS au regard des faits dénoncés. <br />  &nbsp; <br />  Conscient de la charge importante de travail que ce type de dossier représente pour les juridictions, le cabinet espère que l’enquête ouverte pourra rapidement avancer et se tient à la disposition de la justice pour apporter son assistance. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Péage autoroute : tout savoir (ou presque) sur l'action collective ouverte le 2 avril </title>
   <pubDate>Tue, 07 Apr 2026 14:28:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christophe LEGUEVAQUES</dc:creator>
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   <title>Péage autoroute : revue de presse "grand public"</title>
   <pubDate>Fri, 03 Apr 2026 09:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christophe LEGUEVAQUES</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
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   Revue de presse arrêtée au jeudi 2 avril 2026. Il suffit de cliquer sur le logo du journal pour accéder à l'article.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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