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Lévothyrox : une usine française produit toujours l'ancienne formule... pour le marché italien




L’avocat des milliers de patients qui ont rejoint l’action collective et conjointe dans l’affaire du Lévothyrox (1), est furieux. Ce lundi, Me Christophe Léguevaques peine encore à croire ce que les autorités italiennes lui ont pourtant confirmé. Contrairement aux déclarations des laboratoires Merck et du ministère de la Santé, l’ancienne formule du Lévothyrox continue d’être fabriquée en France, mais c’est sur le marché italien que la production est écoulée. « On se moque de nous », s’agace l’avocat toulousain du barreau de Paris. « Selon Merck, la fabrication de la formule originale du Lévothyrox a été stoppée en France au mois de mars dernier. Or nous découvrons aujourd’hui qu’une usine de Bourgoin-Jallieu, en Isère, continue de fabriquer sous licence ce médicament pour l’exporter vers l’Italie », explique Christophe Léguevaques.

Un huissier au ministère de la Santé 

A sa demande, un huissier s’est rendu aux sièges de l’entreprise iséroise et des laboratoires Merck, mais également au ministère de la Santé. « Nous voulons savoir pourquoi les autorités sanitaires françaises n’ont pas exigé de Merck et de son sous-traitant que la production de l’ancienne formule soit écoulée sur le marché français. Nous voulons savoir s’il existe un accord secret entre ces deux parties. Nous voulons connaître les capacités de production du site de Bourgoin-Jallieu, si elles peuvent être augmentées et dans quelles proportions. Devant la multiplication de cas d’effets indésirables causés par la nouvelle formule, nous voulons savoir pourquoi Merck n’a pas ordonné à son sous-traitant d’augmenter sa production de Lévothyrox original. A ce jour, nous n’avons obtenu aucune réponse », indique l’avocat qui n’exclut pas de déclencher une nouvelle procédure judiciaire pour avoir les explications qu’il exige. 

« On laisse souffrir les patients français »

L’avocat des victimes du Lévothyrox de nouvelle génération observe qu’en définitive, « on laisse souffrir des patients alors qu’une solution existe en Isère. En septembre dernier, 90 000 boîtes de Lévothyrox ancienne formule ont été livrées aux pharmacies françaises. Au-delà du caractère symbolique de cette opération de communication qui s’est soldée en réalité par un réassort moyen de quatre boîtes par officine, on a importé en France un médicament venu d’Allemagne et d’Italie alors qu’il continue d’être fabriqué sur notre sol. C’est extraordinaire », constate Christophe Léguevaques en pensant aux milliers de patients qui subissent depuis des mois les effets indésirables de la nouvelle formule du médicament pour la thyroïde, en attendant les substituts que Sanofi et Servier lanceront ces prochaines semaines.

 (1) L’action collective reste ouverte à toute nouvelle victime sur le site www.levo-action.org ou par téléphone, au 09 78 23 00 00.  

LIONEL LAPARADE - La Dépêche du Midi - 7 novembre 2017





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