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Feu vert pour la scop nouvelle fonderie Gillet


La Dépêche du Midi (19/11/2014)



Feu vert pour la scop nouvelle fonderie Gillet
C'est fait. Hier, le tribunal de commerce a donné son feu vert pour l'offre des employés qui reprennent leur usine sous la forme d'une coopérative ouvrière de production (Scop).
 
Gillet industries est morte. Vive la Scop nouvelle fonderie Gillet industries. Hier après-midi, le tribunal de commerce a validé le dossier de reprise de l'entreprise par une partie des salariés de la fonderie. Le jugement sortira officiellement aujourd'hui . D'ores et déjà, les porteurs du projet et leur avocat, Me Christophe Léguevaques, mettent la dernière touche aux nouveaux statuts de l'entreprise qui change de nom pour devenir la Scop nouvelle fonderie Gillet industries. Dès aujourd'hui, également, les procédures de licenciement économique seront lancées afin de réembaucher les 27 salariés (sur 41) qui ont décidé d'entrer dans la coopérative ouvrière de production et d'intégrer le capital. L'union régionale des Scop (Urscop) apporte aussi sa participation financière ainsi que le futur directeur général de la scop. Jacques Bernardi, de Bordeaux, qui vient de l'industrie aéronautique, rejoint le capital de la nouvelle fonderie. Sa candidature a été validée par l'ensemble des salariés.Hier, l'ambiance dans la fonderie oscillait entre la joie de ceux qui tentent une nouvelle aventure et la déception de ceux qui quittent le navire. Plusieurs fonderies françaises (Rollinger, de l'Aisne, de Lens) ont choisi le modèle de participation directe des salariés. «Elles poursuivent leur activité dans des conditions satisfaisantes qui permettent de maintenir les emplois et l'activité», assure l'avocat de la Scop.
«Nos clients et nos fournisseurs nous suivent. Nous allons développer d'autres marchés en France mais aussi à l'étranger. Puis moderniser notre outil de travail», confie Pamela Charpentier, une des porteuses du projet. Les ouvriers, qui ont pris leur destin en main, vont donc tout faire pour dégager des bénéfices qui seront aussitôt réinvestis dans leur entreprise au cours des trois premières années. Ils veulent mettre toutes les chances financières de leur côté.




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